Dans la soirée d’hier, vendredi 20 mars, a eu lieu l’installation du nouveau Conseil Municipal – présidé par Pierre Ortal qui succède donc à Raymond Pla – issu du 1er tour des élections municipales qui s’est déroulé le 15 mars 2026. Guillaume Vacher, tête de liste de « La Dynamique », a démissionné, ainsi que Vincent Brochet son N°3. Amélie Delmas, quatrième sur la liste, a elle aussi fait le choix de ne pas siéger. Ce sont donc aujourd’hui le cinquième et la deuxième de la liste qui siègent au Conseil Municipal
Nous publions ci-dessous la remarquable intervention de Marie-Pierre Sadourny pour le groupe le Temps des habitants
(Installation du Conseil municipal vendredi 20 mars 2026)
-“Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Le résultat des urnes de dimanche est sans appel. Il consacre une rupture. Il traduit une attente forte de changement, et il sanctionne sans ambiguïté un mode de gestion et des choix qui ont fragilisé notre commune.
M. le Maire, nous vous félicitons, je l’ai fait dimanche soir après le dépouillement, mais je voulais le faire officiellement à cette installation du conseil municipal.
Un seul mot BRAVO ! Bravo à vous et à votre équipe !
Cette victoire, si elle vous confère une majorité, vous engage profondément. Elle vous oblige. Car une victoire politique n’est jamais un chèque en blanc. Et lorsque la situation est fragile, elle impose encore plus de responsabilité, de rigueur et de transparence.
Nous ne sommes pas ici pour faire semblant de l’ignorer : notre commune est aujourd’hui dans une situation complexe, héritée de décisions passées, et qui exige des réponses claires, rapides et courageuses. Vous serez d’accord on ne dirige pas une commune en cherchant des excuses, mais en assumant ses choix.
Nous sommes ici, pour représenter notre équipe « Le Temps des Habitants ». Nous parlerons toujours au nom de celles et ceux qui nous ont fait confiance, qui ont travaillé, proposé, construit, et porté avec nous une ambition pour cette commune.
Une campagne électorale, c’est comme un iceberg : il y a ce qui se voit… et il y a tout ce qui se construit dans l’ombre.
Je veux aujourd’hui remercier et saluer celles et ceux qui ont travaillé avec discrétion, mais avec une immense efficacité à nos côtés.
Je pense à Sylvie Borrell, notre directrice de campagne, à Julie Parrada-Vidal et à Chloé Gomez-Sadourny, nos responsables de la communication, à Yves Gomez, en charge des tractages et de la permanence, avec l’appui précieux d’Yves Martin de Marie-Dominique Jaillet, de Jacques et Noëlle Gouvernet, petit clin d’œil à Luïs et de sa mamie pour les opérations ponctuelles, à Anne et Thierry Souares pour la permanence électorale… À toutes et à tous, merci pour votre engagement, votre énergie et votre fidélité à nos côtés.
Je veux ici rendre hommage, à celles et ceux qui ont bâti un programme solide, cohérent, exigeant et inspirant ; à celles et ceux qui se sont engagés, parfois pour la première fois, avec sincérité et énergie ; à ces femmes et ces hommes qui ont choisi de ne pas subir, mais d’agir. Ils se nomment Christophe Souarés, Annelise Saguez, Gaétan Hullo, Christine Pépin, Thomas Satutto, Alban Duroy, Alicia Bosque, Emmanuel Matéo, Aurélie Leblanc-Hullo, Christian Pantel- Ruli, Laura Garcia, Julien Persine, Barbara Azzopardi, Hugo Tubert, Sylvia Calt-Souares, Gilbert Ferrer, Laeticia Xart, Anne-Sophie Beauvillain, Mathieu Rolland, et Chloé Gomez-Sadourny. Certains se sont révélés. Et cela dit quelque chose d’essentiel : notre démocratie locale est vivante. Elle respire. Elle s’exprime. Et elle ne se laisse pas ou plus confisquer.
Je veux aussi saluer les autres candidats. Car le débat démocratique n’est pas un décor : il est une nécessité. Et il impose du respect. Je remercie tous les habitantes et habitants, tous les Ortaffanencs qui nous ont fait confiance. Nous, aujourd’hui, nous faisons un choix clair : celui de l’exigence.
-Exiger, ce n’est pas s’opposer pour s’opposer.
-Exiger, c’est refuser la facilité.
-Exiger, c’est refuser les approximations, les renoncements et les discours qui masquent l’absence de cap.
Nous serons une opposition constructive, exigeante oui — mais une opposition vigilante, déterminée. Nous avons fait un choix clair. Celui de ne pas être une opposition de façade. Celui de ne pas être une opposition silencieuse. Nous ne laisserons rien passer qui irait à l’encontre de l’intérêt des habitants. Nous ne laisserons pas s’installer des pratiques qui abîmeraient davantage notre commune. Et nous n’accepterons pas que les responsabilités soient diluées ou reportées.
Être élu, c’est assumer. Assumer les choix. Assumer les décisions. Assumer les conséquences. Et certainement pas chercher des responsables ailleurs, encore moins du côté des agents de notre collectivité, qui, eux, œuvrent au quotidien pour faire fonctionner notre service public. Nous serons une opposition qui propose.
Une opposition qui contrôle. Une opposition qui dit, clairement, quand cela va et quand cela ne va pas. Nous serons une opposition utile.
Notre équipe, « Le Temps des Habitants », a fait un choix assumé : celui d’une ligne politique exigeante, lisible et constante. La dignité en politique, ce n’est pas une option, c’est une obligation. On peut être ferme sans être brutal, exigeant sans être injuste, être rigoureux sans être manipulateur. Nous porterons haut les couleurs d’une politique digne. Une politique qui respecte les habitants. Une politique qui ne divise pas, qui ne caricature pas, qui ne manipule pas. Et nous le disons ici avec gravité : les habitants attendent autre chose que des postures. Ils attendent des actes. Ils attendent de la clarté. Ils attendent des résultats. C’est à cette hauteur que nous entendons nous situer. Parce que servir la commune, ce n’est pas se servir du pouvoir. C’est en être digne. Nous continuerons, avec détermination, à défendre les intérêts des habitants. Avec exigence. Avec responsabilité. Et sans jamais renoncer à ce qui fait le sens de notre engagement.
Je vous remercie”.
Marie-Pierre Sadourny

