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Qui a repeint le buste de Dalida ? La mairie de Paris dément, puis reconnaît que c’est elle
(Article de Valentin Etancelin • Rédaction Le HuffPost)

 

Le HuffPost.- Attention, peinture fraîche. Dans une réponse accordée au journal Le Parisien ce mardi 28 juillet, la mairie de Paris a reconnu avoir restauré le buste de Dalida, statue dont la couleur des seins tendait plutôt vers le doré en raison des passants qui les lui touchaient pour prendre une photo depuis 1997.

L’entièreté du bronze a été repeinte en noir, à la surprise de bien des passants ces derniers jours. « Conformément aux opérations d’entretien régulièrement menées, cette intervention a consisté en une reprise de la patine, a déclaré la mairie au quotidien. Et la Ville a informé la famille et notamment le frère de Dalida de cette intervention. »

Alerté par des rubans de signalisation rouges et blancs mis en place autour du buste repeint ces derniers jours, Le Parisien avait dans un premier temps reçu un retour différent de la municipalité, qui assurait « ne pas être au courant » d’une quelconque restauration en cours.

Le frère de la chanteuse, Orlando, assure ne pas avoir été tenu au courant. « C’est incorrect de se permettre quoi que ce soit sans autorisation. Il y a déjà eu des plaisantins qui ont dégradé la statue et des féministes qui ont rhabillé ce buste, déplore ce dernier dans un autre article du journal Le Parisien consacré à Dalida. Avant d’ajouter : Visiblement ça les dérange qu’on touche les seins de ce bronze. Moi, je trouve ça positif et formidable, même, cette légende qui dit que les toucher puisse porter chance. »

 

« C’est plutôt bien fait au final »

Qui dit vrai ? Mystère. De son vrai nom Bruno Gigliotti, son frère n’en veut à personne. « Ce n’est pas très grave et c’est plutôt bien fait au final, elle est très propre comme ça », concède-t-il, même s’il qualifie les employés de la Ville de « grands menteurs ». « Je n’étais absolument pas au courant et personne ne l’était même chez eux », martèle-t-il, pointant du doigt un « problème de communication ».

Le buste de sa sœur alimente depuis de longues années bien des discussions. En 2025, des élus écologistes sont notamment intervenus au Conseil de Paris pour alerter sur cette tradition qui veut qu’on frotte les seins du bronze pour se porter chance, « une forme de banalisation du non-consentement », selon eux.

« Dalida appartient au public », s’était alors emporté son frère, refusant la proposition des élus d’encercler la statue de barrières pour empêcher aux touristes qu’on la tripote. Lui qui a fait don de la statue à la mairie de Paris à la fin des années 1990 souhaite en rester le garant.

 

(Source : Le HuffPost)