Lundi, en séance publique du Conseil général des P-O, à Perpignan, Jean Vila (PCF), conseiller général du canton III de Perpignan et maire de Cabestany, a exhorté les rares élus UMP de l’assemblée départementale « à ne surtout pas voter la motion que nous soumettons aux élus du Département aujourd’hui concernant notamment la disparition de plusieurs postes d’enseignants dans les P-O, dont celui de proviseur du collège d’Estagel. Il faut être cohérent et les conseillers généraux UMP qui siègent dans cette assemblée départementale ne doivent surtout pas s’associer à notre combat puisqu’ils sont les dignes représentants d’un gouvernement dont la politique est directement à l’origine de ces suppressions de postes sur le terrain ! Si les élus UMP votent avec nous, contre cette politique, ils doivent alors s’engager à exiger ensuite la démission des six parlementaires UMP des P-O – les quatre députés et les deux sénateurs – qui à Paris ont voté ces suppressions de postes. Il faut être logique ! ».
Si Jean-Claude Torrens ((UMP/ Canet) et Richard Puly-Belli (UMP/ Perpignan I), se sont abstenus, en revanche les autre conseillers généraux UMP – Mme Véronique Vial-Auriol et Mauricette Fabre, ainsi que les deux Jean (Rigual et Sol) – avaient déjà quitté l’hémicycle au moment du vote.
La motion, intitulée « Contre le regroupement imposé par l’Education nationale entre les collèges d’Estagel et de Saint-Paul-de-Fenouillet », est celle-ci : « Depuis 2004, le gouvernement a supprimé 70 000 postes d’enseignants et annonce 17 000 suppressions en 2012. Cette politique de non remplacement des départs à la retraite va à l’encontre d’un service public de qualité. La décision unilatérale du représentant de l’Education nationale de supprimer le poste de principal au collège d’Estagel et de le rempacer par un principal-adjoint confirme la logique financière du gouvernement au détriment d’un service public adapté notamment dans les territoires ruraux. Le Conseil général des P-O souhaite apporter tout son soutien à Monsieur le maire d’Estagel, aux parents d’élèves et aux équipes travaillant au sein du collège. Le Conseil général rappelle qu’il a voté le 18 avril 2011 une motion à l’unanimité contre le démantèlement du service public de l’Education nationale et confirme qu’il n’est pas question d’envisager la fermeture du collège d’Estagel… ou de Saint-Paul-de-Fenouillet ».
