Français: 
« Unitat Catalana félicite la majorité du conseil municipal de Perpignan qui vient de se prononcer en faveur de la ratification de la Charte Européenne des langues dites régionales. Le Front National pour sa part a fait bloc avec tous ses conseillers municipaux contre la reconnaissance du catalan, mettant en exergue « la domination française et banalisant l’oppression qu’ont subi les colonies dans l’histoire ». Le FN a choisi de montrer leur opposition la plus totale à cette Charte puisque tous les élus FN sans exception ont voté contre la motion et par là même contre la normalisation de l’usage du catalan.
L’adjoint perpignanais Brice Lafontaine, par ailleurs président d’Unitat Catalana, a su porter cette action au-delà des clivages. En effet, cette motion soutient une démarche portée par le Président Hollande de relancer le processus de ratification de la Charte signée en 1999 mais jamais ratifiée. Nous resterons évidemment vigilants quant à la concrétisation de cette promesse mais le renouvellement de cet engagement de la capitale nord-catalane est un signe fort que nous envoyons à la présidence de la République ainsi qu’aux résidents de notre territoire. Nous sommes en terre catalane et notre langue doit vivre. Vive Perpignan la Catalane ! ».

Copie de la motion ci-après :

Le catalan est la langue que nous partageons avec environ 11 millions de locuteurs. C’est une langue nationale tout en étant considérée par la France comme une langue régionale.

La Charte Européenne des Langues minoritaires ou régionales signée en 1999 par la France n’a jamais été ratifiée, malgré la réforme constitutionnelle de 2008 reconnaissant que les langues dites régionales font partie du patrimoine de la France.

La ville de Perpignan a une politique volontariste de normalisation du catalan depuis plus de 20 ans, notamment avec la signature de la charte municipale pour le catalan en 2010, appliquée dans les limites de la loi.

Dans sa lettre à plusieurs députés, rendue publique le 4 juin, Président Hollande s’est engagé à faire modifier la constitution afin que le Conseil Constitutionnel ne puisse plus interpréter l’article 2 comme interdisant la reconnaissance des langues dites régionales.

Le conseil municipal de la ville de Perpignan réaffirme son soutien à cette démarche et appelle les parlementaires à se mobiliser en ce sens.

CATALÀ: 
« Unitat Catalana felicita la majoria del consell municipal de Perpinyà que s’ha pronunciat a favor de la ratificació de la Carta Europea de les llengües dites regionals. El Front Nacional s’ha manifestat d’un bloc en contra del reconeixament del català amb el vot negatiu de tots els seus elegits, posant en relleu la dominació francesa i trivialitzant l’opressió que van patir les colònies. El FN ha triat ensenyar l’oposició la més sencera a la normalització de la llengua catalana.
El tinent d’alcalde perpinyanés Brice Lafontaine, també president d’Unitat Catalana, ha sabut dur a terme aquesta acció més enllà de les divisions polítiques ja que aquesta moció dóna suport a una voluntat del President Hollande de rellançar el procés de ratificació de la Carta signada el 1999 però mai ratificada. Evidentment, quedarem vigilant quant a la concreció d’aquesta promesa però la renovació d’aquest compromís de la capital nord-catalana és un senyal fort que enviem a la presidència de la República com també als residents del territori. Som en terra catalana i la nostra llengua ha de viure. Visca Perpinyà la catalana ! ».