Cette semaine, en fin d’après-midi, dans l’une des quatre grandes stations balnéaires du littoral roussillonnais, où un jeune commerçant perpignanais d’origine pakistanaise gère une boutique dans un ensemble immobilier qui regroupe cinq échoppes récemment créées…
Trois des cinq commerces – vente de bijoux fantaisies, vêtements « beachwear » et accessoires de mode – justement sont l’objet de vols ce jour-là, de la part d’un trio de touristes hollandais. Quelques minutes plus tard, alors qu’il était parti à leur recherche dans la station, le jeune commerçant les repère dans un tabac-presse en train d’effectuer là des achats (en payant).
Il s’approche de l’un des trois gaillards et en le saisissant par la taille pour l’extirper du tabac-presse, il s’aperçoit que celui-ci, sous son tee-shirt, a notamment le portefeuille qu’il lui a dérobé quelques minutes plus tôt.
Aussitôt s’ensuit une altercation (sous l’oeil d’une caméra du tabac-presse) et les trois néerlandais commencent à infliger une lourde râclée (la loi du nombre…) à notre jeune commerçant qui ne doit sa sortie de leurs griffes qu’à l’utilisation d’une bombe lacrymogène qu’il avait sur lui. Il en asperge le trio généreusement, celui-ci n’a d’autres solutions que de prendre la poudre d’escampette… et d’aller se plaindre ensuite à la Police municipale, apprendra-t-on par la suite.
Les agents vont établir une main courante « en live » dans le tabac-presse, saisissent les images de ladite caméra, sur laquelle en fait (histoire de la fameuse prise d’angle…), n’apparaîtrait que le visage de notre jeune commerçant perpignanais d’origine pakistanaise. Forcément, avez un faciès à la peau basanée… Celui-ci ne pouvait qu’être « LE » coupable idéal… C’est ainsi que la PM est partie à sa recherche dans les rues de la station, photo à l’appui.
Lorsqu’il l’a su, notre jeune commerçant perpignanais d’origine pakistanaise – avant que sa version des faits, la vraie et l’unique !, ne soit entendue et épluchée – n’a eu d’autre choix que d’aller se raser, visser une casquette sur son crâne et, s’il l’avait pu certainement, se blanchir la peau… Quand à nos trois voleurs – grands, blonds… qui sentaient bon le sable chaud (on connaît la chanson) – ils courent toujours, avec la marchandise dérobée, sans le moindre risque d’être inquiétés, visiblement.
Comme quoi, les vieilles habitudes sont solidement ancrées, encore et encore, et les vieux réflexes font toujours bon ménage avec les vieux démons ! Selon que votre couleur de peau ou de cheveux…
Moralité : Cela devrait nous inciter à rester moins longtemps sur la plage, car dès fois qu’il y aurait un vol de draps-de-bain (à déhaut d’oies sauvages)… le « plus bronzé » qui passe est sûr de trinquer !