(De notre envoyé spécial à Paris)
Paris/ Procès du RN : un contexte judiciaire et une tonalité des débats plus favorables à la défense !
L’audition du représentant du Parlement Européen est un naufrage pour la partie civile.
Hier, à la cour d’appel de Paris, le directeur général Klethy, très gêné et mal à l’aise, a été secoué comme jamais par la présidente du tribunal, mis en difficulté par l’une des juges assesseurs et étrillé par les avocats de la défense sur plusieurs sujets essentiels de l’évolution des textes en vigueur : les contrôles opérés par ses services et, notamment, un certain amateurisme dans la gestion des assistants, créant un doute sérieux sur les capacités du parlement européen à contrôler les activités des salariés.
Il suffisait de voir la tête du conseil du Parlement, pourtant vieux routard des prétoires, pour comprendre que l’accusation était aujourd’hui moins assurée qu’en première instance, où la promiscuité du parquet, des juges et du parlement avait été manifeste.
Cette présidente semble instruire à charge et à décharge les deux parties, pour tenter de faire émerger la vérité du dossier durement malmenée en première instance.
Clairement, ce nouveau contexte des débats est moins favorable à l’accusation ; dont on se souvient de la grande sévérité lors du premier procès et “la parfaite mauvaise foi-s”, constatée par de nombreux observateurs avisés.
L’abandon d’une importante partie des charges qui avaient été retenues à l’encontre de Marine Le Pen en première instance en est l’illustration flagrante.
Bien qu’il n’ait pas comparu jeudi comme prévu par une modification du calendrier à l’initiative de la Cour, le maire de Perpignan et 1er vice-président du RN, Louis Aliot devrait logiquement pouvoir profiter de ce cadre de discussion plus ouvert et apaisé.
Quant à Marine Le Pen très concentrée, attentive et toujours présente, il semble que ce climat lui permette d’élever le niveau des débats sur un sujet très délicat qui se situe sur une ligne de crête constitutionnelle, parlementaire et judiciaire sans subir l’indifférence et l’hostilité des magistrats.
(Envoyé spécial d’Ouillade.eu à la cour d’appel de Paris)

