(Communiqué)

 

Anaïs Sabatini (RN), députée de la 2e circonscription des P-O, nous communique avec prière d’insérer :

 

 

-“Le Gouvernement a décidé de restreindre l’accès au financement du permis de conduire via le Compte personnel de formation (CPF). Cette décision injuste et brutale constitue un nouveau coup porté à la France du travail, et tout particulièrement aux jeunes actifs et aux classes moyennes

 

Jusqu’à présent, le permis de conduire était la formation la plus financée par le CPF, représentant près de 23 % des formations prises en charge. Ce dispositif permettait à des millions de Français de financer une dépense indispensable. Désormais, le Gouvernement réserve ce financement aux seuls demandeurs d’emploi ou aux salariés bénéficiant d’un cofinancement de leur employeur, excluant de fait des centaines de milliers d’actifs.

Pourtant, pour des millions de Français, le permis de conduire n’est pas un luxe. C’est une condition essentielle pour travailler, se former et vivre dignement. Dans les territoires ruraux et périurbains, insuffisamment desservis par les transports en commun, la mobilité conditionne directement l’accès à l’emploi. En restreignant l’accès au CPF pour le permis, le Gouvernement aggrave les inégalités territoriales et sociales.

Pire encore, le Gouvernement reconnaît lui-même que cette mesure ne permettra aucune économie réelle : les droits CPF non utilisés pour le permis seront consommés ailleurs. En réalité, cette réforme ne vise qu’à faire porter une nouvelle charge financière sur les ménages, au moment même où le pouvoir multiplie les hausses de taxes et de prélèvements.

Cette décision a en outre été imposée sans vote de l’Assemblée nationale, par le recours au 49.3 dans le cadre du budget 2026. Une méthode autoritaire qui illustre un Gouvernement à bout de souffle, incapable de faire des économies là où les Français les demandent, et préférant s’en prendre à ceux qui travaillent.

Le Rassemblement Nationale s’oppose fermement à cette attaque contre la mobilité et l’emploi. Je demande solennellement au Gouvernement de renoncer à cette mesure punitive et de maintenir le financement du permis de conduire via le CPF pour les actifs.

La France du travail n’a pas à être la variable d’ajustement d’un pouvoir déconnecté des réalités du quotidien. Défendre le permis de conduire, c’est défendre l’emploi, la mobilité et la dignité de millions de Français”.

 

Anaïs Sabatini, députée des Pyrénées-Orientales