(Communiqué)

Michèle Martinez (RN), députée de la IVe circonscription des P-O, nous communique avec prière d’insérer :
-“A l’Assemblée Nationale, j’ai interrogé Madame la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur la désertification médicale particulièrement préoccupante dans les Pyrénées-Orientales, et notamment dans la 4e circonscription que j’ai l’honneur de représenter
La population est vieillissante dans la circonscription, accentuant les besoins de suivi médical régulier et de proximité. Cependant, les difficultés pour obtenir des rendez-vous sont croissantes, entraînant des renoncements aux soins, ce qui est inacceptable !
Des initiatives existent sur le terrain, comme le dispositif itinérant « Médicobus », permettant d’aller au plus près des populations. Le développement de solutions comme les « box » médicalisées, avec une téléconsultation, peut constituer une alternative. Mais il n’en existe qu’une seule dans les Pyrénées-Orientales !
Dans les deux cas, le déploiement de ces dispositifs repose quasi systématiquement sur les moyens financiers des communes.Ainsi, j’ai demandé à la ministre si l’État entend renforcer les moyens consacrés au développement et à l’accompagnement de solutions d’accès aux soins dans les territoires ruraux. La santé publique ne saurait être que le privilège des territoires urbains et aisés !
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités représentant Madame la ministre de la Santé Stéphanie Rist, a rappelé dans sa réponse que près de 6 millions de Français ne disposent pas de médecins traitants, et que 90% du territoire est confronté à une pénurie de médecins. Ainsi en est le bilan de la France de Macron sur la santé : une aggravation des conditions de soins dans les zones rurales.
Le ministre s’est félicité de la suppression du numerus clausus, mesure importante mais dont on ne perçoit pas les effets dans les territoires ruraux pour l’instant. Les spécialistes estiment que cette mesure porterait ses fruits d’ici cinq à sept ans, ce qui est beaucoup trop long et les malades n’ont pas le temps d’attendre !
Il a rappelé la mise en place du plan France Santé, dont l’objectif est de permettre à chaque Français d’accéder à une solution de santé en moins de trente minutes, mais qui en est à ses balbutiements et dont on ne verra pas les effets de sitôt, d’autant plus que le cadre de financement avec les professionnels de santé n’a pas encore été défini. Ici encore, les dispositions se font attendre et le Gouvernement ne prend pas la mesure de la gravité de la situation.
Il en est de même pour le dispositif des docteurs juniors qui, s’il part d’une bonne intention en voulant initier des internes de quatrième année au sein des territoires ruraux, devra toutefois trouver le moyen de les fidéliser sur ces territoires en souffrance médicale. Nous demandons à ce que le Gouvernement trouvent des solutions afin d’inciter ces médecins à s’installer de manière pérenne dans ces territoires sous-dotés. Le Rassemblement National propose à ce sujet des incitations financières fortes pour maintenir les médecins dans les villages.
Pour ce qui est du Médicobus ou des « box » médicalisées, le ministre s’est borné à rappeler que ces dispositifs pourront bénéficier d’un soutien technique et financier via France Santé, mais pour l’instant ce sont les collectivités locales qui financent essentiellement sur leurs fonds propres ces solutions, alors que la santé doit être une compétence régalienne. Cette situation est inacceptable dans un pays comme le nôtre.
À ce jour, je reste pleinement mobilisée afin de suivre l’instauration de ces mesures au sein de la quatrième circonscription, et notamment sur les territoires du Vallespir, du Haut Vallespir et des Aspres, où la désertification médicale reste très prégnante.
Les territoires ruraux n’ont pas à être les parents pauvres des dotations dans le secteur de la santé.
Nos aînés sont les premiers touchés, contraints de parcourir des dizaines de kilomètres dans des secteurs dépourvus de transports en commun.
Nos familles renoncent parfois à se soigner faute de solutions accessibles.
Ce n’est pas seulement une question de santé : c’est une question d’égalité et de dignité.
La désertification médicale n’est pas une inquiétude lointaine : c’est une réalité quotidienne pour des millions de Français vivant dans nos territoires ruraux.
Ma priorité reste la défense d’un accès aux soins pour tous, quelque que soit le territoire !”
Michèle Martinez, députée des P-O

