Sandrine Dogor-Such, députée de la 3e circonscription des P-O, membre de la Commission des Affaires Sociales, nous communique avec prière c’insérer : 

 

 

-“Le Gouvernement fragilise les soins à domicile : une incohérence inacceptable

Alors que plus de quatre millions de Français bénéficient d’un accompagnement à domicile, je souhaite alerter le gouvernement sur la situation particulièrement préoccupante des prestataires de santé à domicile.

Ces acteurs essentiels de notre système de santé, qui permettent à des patients souvent fragiles de rester chez eux dans des conditions dignes et sécurisées, sont mis en difficulté par des décisions guidées par une logique strictement comptable. En effet, en contradiction avec l’ambition affichée d’un « virage domiciliaire », le Gouvernement impose des baisses tarifaires massives, sans considération suffisante pour les réalités du terrain.

Dans de nombreux territoires, notamment ruraux, ces décisions fragilisent un maillage déjà vulnérable. Derrière ces choix, ce sont près de 35 000 emplois qui sont menacés, mais surtout l’accès aux soins de proximité de milliers de patients.

Je refuse que l’on affaiblisse ainsi un pilier fondamental de notre système de santé.

C’est pourquoi j’ai demandé au Gouvernement de revoir sans délai sa stratégie et de :

• Mettre un terme aux baisses tarifaires systématiques qui déstabilisent le secteur ;

• Garantir une juste répartition de la valeur entre les industriels et les prestataires de santé à domicile ;

• Intégrer pleinement les enjeux territoriaux et d’égalité d’accès aux soins dans ses décisions ;

• Protéger durablement les acteurs du soin à domicile, indispensables à la continuité et à la qualité des prises en charge.

Le développement des soins à domicile ne peut se faire au détriment de celles et ceux qui les rendent possibles au quotidien. Il en va de la cohésion de notre système de santé et de l’égalité entre les Français”.

Sandrine Dogor-Such, députée des Pyrénées-Orientales