Droit de réponse de la Commune de Banyuls-sur-Mer

 

 

-“À la suite de l’article publié le 27 mai 2026 (hier) sur le site Ouillade.eu sous le titre : « Banyuls-sur-Mer / Aurélie Maillols (PS) : après avoir refusé de donner la parole à la députée RN pour le 8-Mai, la nouvelle maire censure le président de l’association Walter Benjamin sans frontières », la commune de Banyuls-sur-Mer souhaite apporter les précisions suivantes

 

Contrairement à ce qui est affirmé dans cet article, aucune mesure de « censure » n’a été prise à l’encontre de M. Jean-Pierre Bonnel. Les décisions évoquées résultent exclusivement d’un contexte de tensions et de publications publiques répétées mettant personnellement en cause des élues de la commune.

L’affaire débute lorsque M. Bonnel publie sur les réseaux sociaux une tribune contre l’adjointe à la culture et des attaques relatives à sa profession de journaliste. M. Bonnel a ensuite affirmé sur son blog que « Mme le maire de Banyuls-sur-Mer était dans l’illégalité » lors de la cérémonie du 8-Mai au sujet de la députée de la circonscription. Cette accusation grave et juridiquement infondée a été relayée publiquement alors même que M. Bonnel revendique de longue date ses prises de position politiques personnelles.

Dans un second temps, M. Bonnel a publié plusieurs messages mettant directement en cause l’adjointe à la culture, Mme Céline Llambrich, en lui prêtant des intentions et décisions présentées de manière partiales et polémiques. Ces publications ont contribué à créer un climat conflictuel incompatible avec l’organisation sereine d’événements culturels municipaux.

Concernant le Salon du livre, il convient de préciser qu’aucune décision arbitraire n’a été prise. Les choix relatifs à l’organisation de cette manifestation ont été arrêtés en lien avec les organisateurs et dans le souci du bon déroulement de l’événement.

S’agissant enfin de la conférence prévue le 6 juin, la commune rappelle qu’elle demeure libre de sa programmation culturelle. La décision de non programmation est intervenue dans un contexte où M. Bonnel annonçait publiquement vouloir utiliser cette conférence pour poursuivre ses attaques contre les élues de la ville de Banyuls-sur-mer. La municipalité a considéré que l’objet initialement culturel de cette intervention risquait d’être détourné vers une polémique politique et personnelle.

Assimiler cette décision à une « censure » ou établir un parallèle avec « les heures sombres de la collaboration » constitue une accusation grave.

Face à la multiplication de publications et propos considérés comme diffamatoires à l’encontre de la maire et de l’adjointe à la culture, la commune a décidé de déposer plainte afin que ces faits puissent être examinés dans le cadre prévu par la loi.

La commune regrette enfin que Ouillade.eu ait relayé ces accusations sans procéder aux vérifications nécessaires ni solliciter la version de la municipalité* ou de l’association organisatrice du salon avant publication. Le respect du contradictoire et la vérification des faits constituent pourtant des principes essentiels du travail journalistique, particulièrement lorsqu’il s’agit de mettre en cause publiquement des élus engagés au service de l’intérêt général”.

 

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*NDLR. Comment pourrions-nous et devrions-nous faire pour contacter la municipalité de Banyuls-sur-Mer ?… alors que la nouvelle équipe élue depuis le 15 mars 2026 a visiblement blacklisté le site d’information locale Ouillade.eu. En effet, depuis l’élection de Mme Aurélie Maillols au poste de maire de Banyuls-sur-Mer, bizarrement la rédaction de Ouillade.eu ne reçoit plus rien, plus aucune invitation, plus aucune information, plus aucun listing… Dès lors, comment faire pour contacter Mme le maire de Banyuls-sur-Mer, puisque nous sommes visiblement “persona non grata”… Nous ne sommes ni devin ni Gérard Majax. Petit rappel : le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste, rappelé dans la Déclaration des droits de l’homme (et accessoirement la Constitution française pour une-e maire), guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre.