(Vu sur la Toile)
Mort de Lyhanna : le directeur général de la gendarmerie nationale reconnaît « un échec » pour l’institution
(Article de I.H • Rédaction de BFMtv)
BFMtv.- Le général Hubert Bonneau, chef de la gendarmerie nationale française a reconnu “un échec” de la part de son institution, après la mort de Lyhanna, dont le principal suspect, avait fait l’objet de plusieurs signalements et plaintes pour des violences sexuelles sur mineures.
La mort de Lyhanna, dont le principal suspect était visé par une plainte pour violations sur mineure sans avoir été entendu, est “un échec” pour la gendarmerie, a souligné ce mardi 9 juin sur TF1 le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Hubert Bonneau.
“C’est un sujet délicat, sensible et je dirai d’entrée que c’est un échec pour la gendarmerie” et “l’ensemble des gendarmes (…) le véritable vivent comme un échec”, a considéré le général, invité du JT de TF1.
Il écarte toute démission
–“On ne rentre pas dans la gendarmerie nationale par hasard, on y vient par conviction, par volonté de protéger, protéger nos concitoyens, protéger les plus faibles et au final quand dans nos opérations se traduit par de la mort ou de la souffrance, oui je peux dire que c’est un échec”, a-t-il ajouté, précisant qu’il n’avait pas “songé à démissionner”.
Lyhanna, collégienne de 11 ans, a été retrouvée morte jeudi dans un silo désaffecté dans le Gers, six jours après sa disparition. Le principal suspect, Jérôme B., avait fait l’objet de plusieurs signalements et plaintes pour des violences sexuelles sur mineures.
En août 2025, une plainte avait été déposée par la mère d’une enfant qui accusait Jérôme B. de l’avoir violée à plusieurs reprises. Après plusieurs actes d’enquête, dont l’audition de la victime et un examen médico-légal corroborant ses déclarations, le parquet de Toulouse a transmis la procédure au parquet d’Auch qui a saisi la gendarmerie de Lectoure (Gers) en janvier. Mais le suspect n’avait toujours pas été placé en garde à vue au moment de l’enlèvement de Lyhanna, le 29 mai.
“Effectivement, quand vous avez un auteur qui est désigné, quand vous avez une victime confirmée, quatre mois, c’est trop long”, a reconnu le général Bonneau.
“Nous recevons toutes les heures quatre plaintes pour des violences”
Mais, a-t-il tenu à contextualiser, “au sein de la gendarmerie nationale aujourd’hui nous recevons toutes les heures quatre plaintes pour des violences sexuelles et sexistes et des viols sur des mineurs”.
“Ça n’excuse rien”, a-t-il ajouté, assurant que l’enquête administrative confiée aux Inspections générales de la gendarmerie (IGGN) et de la justice (IGJ) “déterminera s’il ya eu des dysfonctionnements dans ce dossier”.
Concernant la mère de la mineure qui a rapporté avoir été menacée d’une plainte si elle continuait à téléphoner à la gendarmerie pour s’enquérir des avancées de l’enquête, le général Bonneau a promis de faire “la lumière sur ce sujet”.
(Source : BFMtv)

