
Amélie-les-Bains-Palalda
Dans un contexte de pression budgétaire croissante sur les systèmes de santé publique, les cures thermales sont souvent présentées comme des dépenses marginales et non essentielles. En France, les récents débats politiques ont remis en question le niveau de remboursement public des cures thermales, mettant l’accent sur les économies budgétaires à court terme
S’appuyant sur des données secondaires issues des rapports de l’assurance maladie nationale, d’études cliniques et d’analyses économiques territoriales, l’étude développe un cadre d’analyse socio-économique des coûts et performances cachés qui intègre les coûts visibles, les économies indirectes et les effets socio-économiques cachés. Les résultats indiquent que les cures thermales contribuent à des réductions significatives de la consommation de médicaments, des consultations médicales et des coûts de gestion des maladies chroniques, compensant partiellement ou totalement leurs coûts de remboursements directs. Au-delà des résultats de santé, le thermalisme joue un rôle critique dans la création de valeur territoriale, particulièrement dans les zones rurales et montagneuses, à travers l’emploi, les flux touristiques et la résilience économique locale.
L’article contribue à la littérature sur le management public et les politiques de santé en démontrant comment une perspective d’analyse socio-économique des coûts et performances cachés offre une base plus robuste pour évaluer les politiques de santé préventive et leurs impacts territoriaux
Le coût total des cures remboursées représente moins de 1% du budget de l’Assurance Maladie, alors qu’elles évitent des dépenses bien plus élevées (hospitalisations, médicaments)…

