(Communiqué)
-« Alors que les vendanges se déroulent dans le Pays Catalan, la rentrée nous rappelle une évidence : notre agriculture est à un tournant
Entre 2010 et 2020, près de 900 exploitations agricoles ont disparu. Notre viticulture recule et nos agriculteurs affrontent sécheresses, manque d’eau, baisse des rendements et revenus insuffisants. La transmission des exploitations devient également de plus en plus difficile.
À ces difficultés s’ajoute une menace que nous ne pouvons plus ignorer : la disparition des terres agricoles sous l’effet de la bétonisation, des lotissements et des centres commerciaux. Chaque hectare artificialisé réduit notre capacité à produire, mais aussi à préserver les sols et la ressource en eau. La déprise agricole et l’abandon des terres accentuent également l’accumulation de végétation, tandis que les sécheresses aggravent le risque d’incendies qui menacent nos communes et nos paysages. Agriculture et écologie sont ici indissociables.
Dans le même temps, l’urbanisation accélérée s’accompagne d’une forte croissance démographique. Nos communes doivent répondre à des besoins croissants en écoles, routes, soins et services publics, sans que les infrastructures suivent toujours.
Le Pays Catalan doit pouvoir maîtriser son développement plutôt que le subir. Protéger les terres agricoles, préserver l’eau, accompagner l’installation et la transmission des exploitations, lutter contre la déprise agricole et mieux anticiper l’évolution démographique doivent devenir des priorités.
Ces décisions ne peuvent pas être pensées uniquement depuis Paris ou Toulouse. Ceux qui vivent et travaillent ici connaissent les réalités de notre territoire et doivent pouvoir agir directement.
Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons les moyens de décider davantage ici, pour ici.
Défendre notre agriculture, c’est préserver nos terres, notre eau, nos paysages et notre capacité à construire l’avenir du Pays Catalan ».
Jordi Vera, Oui au Pays Catalan
