(Communiqué)

 

 

« Une réunion qui prend l’eau…

 

C’est au sein de la salle Buisson, à Argelès-sur-Mer, que s’est déroulée le lundi 3 octobre 2022, une réunion d’information sur l’érosion du cordon sableux du Racou, organisée par Antoine Parra, maire d’Argelès-sur-Mer, en la présence de l’association Mar i Mun et des habitants de la communauté des communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris (CC-ACVI).

L’ssociation Mar i Mun a su par son témoignage audacieux et pertinent, dénoncer les problématiques incontestables, des points abordés, des projets contentieux, mais également de la responsabilité du maire.

En effet, l’association Mar i Mun explique que, dans le but de convaincre les nombreuses personnes présentes, Antoine Parra s’est entouré de six scientifiques, ayant pour seul objectif le soutien de son projet d’extension du port, en se forgeant un alibi pour l’érosion du cordon sableux en tentant de se justifier quant à l’inéluctable.

C’est par un enchaînement d’exposés conduits par de « subtiles savants » qu’a débuté le débat explique-t-elle, notamment sur l’augmentation de la taxe GEMAPI, également connue sous les noms de taxe inondation, de taxe anti-inondation ou d’aqua-taxe (qui ne peut servir à autre chose qu’à la gestion des milieux aquatiques ou la prévention des inondations) ; 9€ de taxe ont été annoncés, mais impactés pour qui, pour quoi ? réplique-t-elle. Il s’agit d’une taxe complexe, où les calculs sophistiqués ne peuvent amener un montant fixe pour tous !

Cette taxe servira à financer en grande partie une barrière qui servira à calculer l’impact des tempêtes sur l’érosion de la plage du Racou et ce, sur plusieurs années, son coût 177 000 euros. L’un des scientifiques intercède et confirme, comme l’avait noté Henri Salvayre – éminent hydrogéologue, mais aussi membre d’honneur de ladite association -, dans l’étude d’impact qu’il avait édité pour l’association Mar i Mun : la responsabilité des ports, des digues, des épis et de l’urbanisation… cet état de fait nous prouve de nouveau que l’intervention télévisée d’Antoine Parra et d’un agent de l’OFB est, somme toute, erronée.

A contrario, un autre « expert » condamne le climat, les tempêtes, la présence des personnes sur les plages et leurs incivilités : une présentation en « gruyère » qui ne peut être légitimement retenue. Un des experts présente une évaluation de nos jours à 2050, portant sur les effets néfastes du réchauffement climatique, des tempêtes… un intervenant rétorque alors que sans fourchette d’un « minima/maxima » sur au moins quarante ans, il n’est ni possible ni sérieux d’établir un calcul concret et recevable.
Par son travail avec Henri Salvayre, l’association Mar i Mun a pu exposer un fait inéluctable, également décrit dans l’étude d’impact, à savoir la pollution des nappes phréatiques et la remontée de la « Massane » (eau douce), qui est sur la liste de « Natura 2000 » (donc un site protégé), si le bassin où la « Massane » est présente, est touché, sachant que l’eau salée est plus dense que l’eau douce, il y aura une remontée de la « Massane » qui créera un terrain marécageux.

Toutes constructions seront alors comme les résidences avenue Charlemagne (instables, et à long terme elles s’effondreront) ou certains propriétaires ont d’ailleurs été expropriés, à cause de la dangerosité de leur logement.

Les nappes phréatiques touchées par les eaux salées, créeront également un impact sur l’agriculture et l’environnement : la politique d’Antoine Parra pourrait alors engendrer inévitablement une catastrophe écologique sous sa volonté incessante de détruire pour bâtir.
A la fin de l’intervention déterminée et avisée, l’association Mar i Mun a rappelé à Antoine Parra qu’il était aussi le maire du Racou, et que le but d’un maire est de protéger ses administrés, non de les faire couler.

L’assemblée a applaudi, de manière unanime et déterminée.
A ce jour Antoine Parra agit tel un promoteur ; quand va-t- il devenir maire ? ».

 

L’association Mar i Mun