Grégory Marty, 49 ans, maire de Port-Vendres, conseiller départemental, a été élu ce vendredi soir président de la communauté de communes Albères – Côte Vermeille – Illibéris (CC-ACVI). Il succède ainsi à Antoine Parra, son “papa” en politique, ancien maire d’Argelès-sur-Mer, sévèrement battu au second tour des élections municipales 2026, le dimanche 22 mars
C’est par le score de 28 voix – contre 20 au maire de Sorède, Yves Porteix, qui briguait également la présidence et 2 bulletins blanc -, que Grégory Marty s’installe dans le fauteuil de président de la CC-ACVI : la plus importante communauté de communes (après la métropole Perpignan-Méditerranée), peuplée de près de 60 000 habitants et qui rassemble quinze communes de la Côte Vermeille, des Albères et de la Plaine.
Antoine Parra, qui pendant un temps, aux lendemains de sa chute argelésienne, visait sa propre succession à ce poste, avait dû finalement se résoudre à laisser la place à son poulain portvendrais. Peut-être, certainement même, à la lueur du résultat de ce soir, le regrette-t-il… “Il pourra toujours se faire embaucher comme directeur de cabinet de Marty”, ironisait quelqu’un dans le public, visiblement déçu de cette victoire.
On retiendra aussi de cette élection une bizarrerie qui ne va pas manquer d’alimenter un climat délétère qui couve déjà , localement : Grégory Marty a été, visiblement, élu majoritairement grâce à des voix de droite… alors qu’au Département66, il vote tous les budgets présentés par la Majorité socialo-communiste de la présidente Hermeline Malherbe, alors que lors des récentes élections municipales 2026 il a été réélu maire de Port-Vendres, dès le 1er tour* avec près de 80% des suffrages exprimés – un score historiquement très élevé il faut l’admettre -, en menant une campagne belliqueuse contre… le candidat de la droite qui était face à lui** !
Une fois de plus, notre territoire abriterait-il la droite la plus bête du monde ? A méditer. A moins qu’il y ait des dessous et des coulisses insoupçonnées, qui nous échappent… Parfaitement incompréhensible. “Il y a une chose plus grave que la trahison, c’est la bêtise” (in le film Le Président d’Henri Verneuil, dialogues de Michel Audiard).
L.M.
*Dimanche 15 mars 2026.
**Eric Paget-Blanc.

