(Communiqué)

 

 

Louis Aliot, maire de Perpignan, vice-président du Rassemblement National (RN), nous communique avec prière d’insérer :

 

-« Une visite pluriministérielle est programmée dans notre département le vendredi 29 mai. Les ministres de l’Éducation nationale et des Anciens combattants participeront à l’inauguration du nouveau parcours muséal du Mémorial de Rivesaltes

 

À cette occasion, il convient de rappeler qu’entre 1962 et 1964, près de 22 000 harkis et membres de leurs familles ont été regroupés sur le site de Rivesaltes après avoir été contraints de quitter l’Algérie. Ces hommes avaient choisi la France. Ils avaient servi notre pays avec courage et fidélité. En retour, ils n’ont connu que l’abandon, l’exil, les camps et l’indifférence coupable.

Dès lors, il est difficile de ne pas relever une forme de contradiction lorsque l’État organise de grandes cérémonies mémorielles sans que soit pleinement rappelée la responsabilité historique de ceux qui sont coupables de cet abandon et de cette tragédie.

Cette contradiction apparaît d’autant plus flagrante aujourd’hui que Madame Alice Rufo s’est récemment rendue en Algérie pour participer aux commémorations de Sétif, dans le cadre d’une politique mémorielle à sens unique et toujours au désavantage de la France et de ceux qui l’ont servie.

Pourtant, harkis et pieds-noirs méritent eux aussi la reconnaissance officielle et la justice auxquelles ils ont droit.

C’est pourquoi je souhaite que Madame la ministre déléguée aux Anciens combattants profite de sa présence dans les Pyrénées-Orientales pour se recueillir également devant le mur des disparus édifié à Perpignan en mémoire des victimes civiles jamais retrouvées à ce jour.

Ce geste constituerait un hommage légitime à ces martyrs qui ont payé de leur vie l’abandon des gouvernements français de l’époque face à la barbarie du FLN.

Après les gestes adressés à l’Algérie, la République doit aussi regarder en face le destin de ceux qui lui sont restés fidèles. »