(Communiqué)

 

 

Anaïs Sabatini, députée des Pyrénées-Orientales, apporte son plein soutien à la mobilisation des pêcheurs catalans et alerte sur la gravité de la situation que subit aujourd’hui la pêche artisanale

 

Alors que le prix du gasoil a quasiment doublé, le poste de dépenses lié au carburant représente désormais près de 50 % du chiffre d’affaires de nombreux professionnels. Dans ces conditions, sortir en mer revient à travailler à perte, plaçant les entreprises de pêche dans une situation économique devenue intenable. Cette crise menace directement un secteur essentiel à l’économie littorale, ainsi qu’à la transmission d’un savoir-faire local précieux.

La colère exprimée par les pêcheurs est parfaitement légitime. Elle reflète le sentiment d’abandon grandissant de ceux qui travaillent, produisent et font vivre les territoires, face à un pouvoir central toujours plus éloigné des réalités concrètes du terrain.

Dans ce contexte, la réponse apportée par le Gouvernement apparaît largement insuffisante. L’aide annoncée de 20 centimes par litre ne répond en rien à l’ampleur de la crise que subissent aujourd’hui les professionnels de la mer. Elle illustre un décalage manifeste entre les annonces gouvernementales et la réalité économique vécue sur le terrain.

Cette situation est d’autant plus inacceptable que, dans le même temps, l’État continue de percevoir des recettes fiscales supplémentaires à mesure que les prix augmentent, constituant ainsi une véritable cagnotte. Alors que les pêcheurs artisans voient leurs charges exploser, le Gouvernement persiste à refuser une réponse à la hauteur de l’urgence.

Dans la période de crise que nous traversons, la priorité devrait être de restituer aux Français et aux professionnels les recettes supplémentaires encaissées par l’État, et non de chercher à les redéployer vers d’autres objectifs, au moment même où des secteurs entiers luttent pour leur survie.

Marine le Pen et le Rassemblement National défendent à ce titre une ligne claire et immédiate :

– la baisse des taxes sur les carburants ;

– la restitution aux ménages et aux professionnels des recettes supplémentaires perçues par l’État du fait de la hausse des prix.

La pêche artisanale catalane ne demande ni privilège ni faveur. Elle demande simplement de pouvoir continuer à vivre, à travailler et à transmettre. Elle constitue un pilier de l’économie littorale, de l’identité locale et de la souveraineté alimentaire. La laisser disparaître dans l’indifférence serait une faute politique grave.

Anaïs Sabatini restera pleinement mobilisée pour défendre les pêcheurs artisans, les commerçants et, plus largement, l’ensemble des forces vives du territoire. La députée des Pyrénées-Orientales continuera de dénoncer cette situation intenable et d’exiger du Gouvernement qu’il prenne enfin les mesures concrètes et immédiates que la situation impose.