(Communiqué)
-“Un dernier conseil municipal à l’image de six années de mandat… Le dernier conseil municipal de ce mandat restera sans doute comme l’un des plus violents et révélateurs : violent dans les échanges ; violent dans les attitudes ; violent dans le refus du débat
Il résume à lui seul six années de gestion municipale : manque de transparence, absence d’écoute, tensions permanentes et attaques personnelles.
❖ Question n°5 : délégation de signature et conflit d’intérêt
Sur la question n°5, il s’agissait d’une délégation de signature rendue nécessaire après la signature d’une déclaration préalable en faveur d’un membre de la famille du maire.
Quand je demande simplement que les règles de légalité et de transparence soient respectées, surtout en matière d’urbanisme et particulièrement lorsqu’un proche d’un élu est concerné, je me fais insulter en séance publique par le maire et certains membres de sa majorité.
-« Charles, tu as du venin dans la bouche ? »
Voilà le niveau du débat. Exiger le respect du droit et de l’éthique publique n’est pas du venin. C’est le rôle d’un élu d’opposition. C’est même un devoir.
❖ Question n°9 : budget annexe Mobilités – une “coquille” à plusieurs millions
Sur la question n°9 relative au budget primitif 2026 du budget annexe Mobilités, une erreur de plusieurs millions d’euros figurait dans les documents soumis au vote.
Une “coquille”, nous dit-on.
Quand une erreur de cette ampleur apparaît dans un budget public, la moindre des choses est de la reconnaître et de la corriger immédiatement.
Au lieu de cela : le maire n’y voit aucun problème, la majorité banalise l’erreur… et l’Opposition municipale est presque mise en accusation pour l’avoir relevée.
Face à ce refus de rectifier, j’ai saisi le Préfet. Résultat : la délibération a été annulée.
Quoi de plus normal dans un État de droit ? Et pourtant, là encore, cela semble choquer la majorité municipale. Depuis quand signaler une irrégularité devient-il une faute ?
❖ Une tentative de diversion en fin de séance
Et comme si cela ne suffisait pas, en fin de conseil municipal, le Directeur Général des Services a cru bon d’évoquer un prétendu débordement de ma part lors d’une séance précédente envers un agent de la collectivité.
J’ai immédiatement informé la CGT, l’ensemble des agents et les élus d’Argelès-sur-Mer. La transparence ne me fait pas peur. Mais cette intervention tardive interroge : pourquoi sortir cet élément à ce moment précis ? Pourquoi détourner l’attention des véritables sujets débattus ?
Une méthode, un climat, un problème. Ce conseil municipal n’est pas un accident. Il est le reflet d’un climat installé depuis six ans : refus de reconnaître les erreurs, agressivité face à la contradiction, confusion entre contrôle démocratique et attaque personnelle, mépris récurrent pour l’Opposition.
-Une majorité solide n’a pas besoin d’insulter.
-Une gestion maîtrisée n’a pas peur de corriger ses erreurs.
-Une démocratie saine accepte le débat.
Argelès mérite mieux que des conseils municipaux sous tension permanente. Argelès mérite une gouvernance apaisée, transparente et respectueuse. Il est temps de tourner la page”.
Charles Campigna
Conseiller municipal d’opposition

