Le revers électoral du maire sortant d’Argelès-sur-Mer, Antoine Parra, dimanche dernier, qui lui inflige l’humiliation de se représenter à un second tour, avec il faut bien l’admettre au bout du compte des bulletins une probable défaite dans les urnes – même si en politique c’est bien connu “on n’est jamais mort” -, a surpris (presque) tout le monde ; à commencer bien sûr par le Premier magistrat et son équipe, pourtant sûrs d’eux de (re)passer au soir du 1er tour. Carrément ! Et pourtant, s’ils n’avaient pas été hors-sol depuis belle lurette, depuis très exactement 2020 année du début de leur mandat municipal, s’ils avaient su flairer l’air du temps, s’ils avaient su être moins arrogants, médisants, et davantage terre-à-terre et non sans cesse dans la construction immobilière, ils auraient pu capter la colère des Argelésiennes et des Argelésiens, à bout de souffle. Il suffisait qu’Antoine Parra descende de son piedestal bétonné

 

La Sarcellisation aux quatre coins de la commune, le mépris et la suffisance d’un maire à l’égard de sa propre population, des élus trop souvent incapables de répondre positivement aux préoccupations quotidiennes des habitants, une police municipale complètement absente pour assurer un minimum d’ordre et de respect sur la voie publique, les erreurs d’effets d’annonce et de réalisations au Racou et au port d’Argelès, etc.-etc., les griefs à l’égard de l’actuelle municipalité sont légion, certes.

Cependant, les deux critiques les plus acerbes, les plus virulentes et totalement légitimes qui reviennent systématiquement le plus souvent dans les brèves de comptoir, en terrasse, en famille et au boulot, ce sont la bétonnisation hallucinante de la commune au cours du mandat qui s’achève et le comportement en mode “suffisance” d’un maire qui n’a su qu’imposer ses idées sans jamais en discuter réellement avec TOUS les habitants.

Un exemple parmi tant d’autres : l’instauration du stationnement payant sur les parkings à la plage, pendant quatre mois, du 1er juin au 30 septembre, de 9H à minuit ! On décide, mais on ne se rapproche pas des riverains, des habitants à l’année, pour discuter avec eux des conséquences d’une telle politique aberrante : les vacanciers, pour ne pas payer le stationnement pour aller se baigner ou se restaurer, et c’est humain, abandonnent littéralement leurs véhicules sur la voie publique dans les quartiers à proximité de la plage, empêchant des Argelésiens d’entrer chez eux, d’accéder à leur garage, de circuler… jusqu’aux éboueurs et autres techniciens de surface, municipaux ou communautaires, qui doivent se livrer à des acrobaties simplement pour travailler.

Et dans ces cas-là : où est la police ? Que font les élus en charge de la sécurité publique, du cadre de vie, de l’environnement, pourtant parfaitement informés ? Et Monsieur le maire qui campe toujours – normal, quand on dirige la capitale européenne des campings -, encore et encore, sur ses positions… Quant aux riverains directement impactés par cette “bordélisatiion” municipale ambiante, ils doivent privatiser la voie publique devant leur domicile avec poubelles, jardinières, voire épaves!, pour garantir l’accès à leur domicile, à leur garage. Un comble !

Car, à chaque fois, au bout du compte ce sont les Argelésiens eux-mêmes qui subissent, de près ou de loin, des situations qui pourtant n’exigent rien d’extraordinaire pour être résolues, si  ce n’est du bon sens, de la méthode et de l’écoute, tout simplement. En six ans de mandat, le maire, Antoine Parra himself, n’a jamais été vu, pas même aperçu, dans des quartiers entiers de la commune, ville d’à peine 11 000 habitants huit mois sur douze !

Autre exemple douloureux pour l’actuelle Municipalité : on a jamais autant construit pendant ces six dernières années à Argelès-sur-Mer… et pourtant, sans parler des saisonniers, les jeunes du village n’arrivent pas à se loger, à décrocher un toit, alors qu’ils ont un CDI, alors qu’ils sont enfants du pays… A ce sujet, faire porter la seule responsabilité de son échec du 1er tour – comme le fait Antoine Parra dans la presse locale ce mercredi matin et sur les réseaux sociaux -, sur le vote des propriétaires de résidences secondaires, est une grave erreur d’appréciation, d’analyse du scrutin. Et d’un mépris total. Le maire sortant se tire une balle dans le pied, en l’occurrence dans la main des électeurs argelésiens, en sous-estimant le vote des habitants permanents. Réponse dimanche prochain, 22 mars 2026, à l’occasion du second tour de ces Municipales.

 

L.M.