
Le comité de Perpignan du Souvenir Français a participé à la cérémonie départementale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Indochine, entre 1945 et 1954

La cérémonie était présidée par la sous-préfète, chef de cabinet du préfet, Stella Chène. On notait la présence de la députée Sophie Blanc, des représentants du Conseil Régional, du Conseil Départemental, et des chefs de service départementaux. Les présidents d’associations mémorielles et patriotiques figuraient parmi le public présent.
Philippe Benguigui représentait Louis Aliot, maire de Perpignan. Il était entouré de David Tranchecoste adjoint au maire, du général Serge Ménard, président de l’Association Nationale des Anciens de Dien Bien Phu, d’Arlette Renard représentant le général Jean Philipe Lasvenes, délégué général du Souvenir Français, de Jacques Bonafos, vice-président du comité du Souvenir Français de Claira et président départemental des Anciens des Troupes de Marine et de Frédéric Sazé, Chargé de Mission Histoire et Mémoire Militaires à la mairie de Perpignan.
Le général Gilles Glin, président du comité de Perpignan du Souvenir Français, conduisait la forte délégation du comité, avec Hervé Damon comme porte-drapeau.
La sous-préfète lut le message de la ministre déléguée aux anciens combattants. La ministre rappelait : « Entre 1945 et 1954, 83 300 d’entre eux sont morts pour la France. 12 000 étaient légionnaires, plus de 15 000 venaient d’Afrique, et 27 000 d’Indochine. »
Un conflit meurtrier sur fond de Guerre Froide…
Ils furent volontaires pour défendre l’Indochine française. En effet, le 2 septembre 1945, le leader communiste Hô-Chi-Minh profita de la capitulation du Japon, dont les troupes occupaient alors l’ancienne Indochine française, pour proclamer l’indépendance du Vietnam. En 1946, la France envoya un corps expéditionnaire reprendre possession de son ancienne colonie. Ce fut le début d’un long conflit, qui s’inscrit à partir de 1949 dans un contexte de guerre froide et s’achève en 1954, par la défaite française de Diên Biên Phu puis les accords de Genève.
Après la défaite de Diên Biên Phu (1954), les accords de Genève coupent le Vietnam en deux à la hauteur du 17e parallèle. Le Nord est laissé au Vietminh communiste et la population avait 300 jours pour faire son choix entre les deux zones. Alors que les départs du Sud vers le Nord furent très rares, un véritable exode eut lieu du Nord vers le Sud. Les populations fidèles à la France refluèrent précipitamment vers Saigon, abandonnant une grande partie de leurs biens derrière elles. Environ un million de personnes, dont 700 000 catholiques, fuirent la zone passée sous contrôle communiste. Les dirigeants de Saigon, mais aussi les Etats-Unis avec l’opération Passage to Freedom, facilitèrent ce transfert.
Après les dépôts de gerbes, une minute de silence fut respectée et la Marseillaise fut interprétée. Le salut aux porte-drapeaux conclut la cérémonie.


