
Le restaurateur Jean-Pierre Arnaud n’hésite pas à jouer de la trompe de chasse lorsqu’un anniversaire se met à table dans son établissement ancré Quai Vasco-de-Gama sur le port d’Argelès. Après une greffe du foie, le chef-cuisinier-musicien a retrouvé le souffle de la vie
Jean-Pierre Arnaud, avec l’amicale et talentueuse complicité de la plume de Gilles Gaultier, publie aujourd’hui un témoignage littéraire particulièrement émouvant, son vécu, « Transplanté », sous-titré « Vie, mort et renaissance de Jean-Pierre Arnaud ». Un hymne à la Vie !

En avant-première, nous publions la couverture et un extrait de ce livre, « Transplanté », dans lequel Jean-Pierre Arnaud raconte son histoire, dans l’intimité une épreuve personnelle, qui allie authenticité et sensibilité, un moment charnière d’une vie unique semée de quarante années parcourues à toute vitesse : la restauration, l’Afrique, les nuits, les affaires, les femmes, les verres : « l’alcool ne m’accompagnait pas seulement, il m’aidait à devenir celui que je voulais être », confie-t-il.
Puis son corps a lâché. Un « beau » jour de septembre 2024, il arrête de boire. Quelques mois plus tard, viennent les comas, l’attente, la liste de greffe, l’appel, l’opération et « ce réveil étrange où tout semble recommencer sans que rien soit encore vraiment revenu (…) ». « Mais, s’empresset-il de coller à ses émotions, survivre n’est pas la fin de l’histoire, car après la fin de la greffe il faut réapprendre à marcher, à manger, à travailler… ».
Un témoignage fort, qui ne se contente pas de raconter une histoire, un récit, une thématique, un parcours, une autobiographie, au contraire un témoignage qui révèle des émotions singulières, sans tomber dans l’artifice, d’un personnage redoutablement engagé, une personnalité impatiente toujours pressée de croquer la vie à pleines dents, qui a toujours voulu être au-dessus de la mêlée devant ses fourneaux, mais ça c’était avant. Même si, dans ses cuisines, il continue de jongler dans l’art et la manière culinaire d’un précieux savoir-faire dont il garde jalousement et avec passion le secret.
L.M.
