“Vacances d’antan sous le soleil argelésien exactement”… “Divine-Esquisse” devant sa fresque murale spectaculaire créée à l’entrée du Camping de l’Europe, à Argelès-plage.

 

Stéphanie Boulenger est coiffeuse professionnelle. Elle tient d’ailleurs salon, le “Steffy Coiff”, sur l’avenue du 8-Mai qui relie le village à la plage d’Argelès-sur-Mer. En aparté, par passion et conviction, depuis deux ans, elle s’est lancée dans la création de fresques murales contemporaines personnalisées. Un élan artistique, une fougue, une flamme devenue tellement envahissante aujourd’hui au fil de ses créations, qu’elle reconnait désormais qu’elle est à “un nouveau tournant professionnel qui me tient particulièrement à cÅ“ur”

 

“Oasis de la Méditerranée”… 

A l’intérieur du Camping de l’Europe, autour de la piscine, plongeon assuré et rassurant sous la protection divine du Bouddha en pleine méditation !

 

Stéphanie Boulenger est l’auteure de la fresque certainement la plus “visitée” de la station balnéaire Argelès-sur-Mer, fréquentée quotidiennement par près de 200 000 personnes en haute saison estivale : réalisée en façade extérieure du mur d’entrée du Camping de l’Europe, sur l’avenue du Général-de-Gaulle, face à la station-service Dyneff.

Automobilistes, cyclistes, motards, piétons, pilotes de trottinettes électriques, promeneurs de tous genres, n’hésitent pas, en passant, à se (faire) photographier, à coups de selfies, devant cette spectaculaire oeuvre murale qui invite au voyage dans une ambiance nostalgique, “vintage”, que même les moins de 20 ans qui ne l’ont pas connue kiffent !

Mais il faut lever la barrière du camping de Thierry Mas pour aller encore plus loin dans la découverte du travail d’artiste de Stéphanie Boulenger, ou plutôt pour entrer dans l’univers de “Divine-Esquisse” son nom d’artiste, justement.

Entre caravanes, mobil-homes et tentes – le Camping de l’Europe est l’un des trop rares campings d’Argelès-sur-Mer à leur céder encore de la place -, Divine-Esquisse exp(l)ose son talent. Elle qui, jusqu’à présent, se contentait d’habiller (en peinture), un cumulus dans une salle de bain ou un garage, une cheminée dans le salon d’une villa, un placard dans une chambre, bref de customiser un mobilier, un objet, un textile, etc.-etc., la voilà se réaliser sur grand format : un casot, un transformateur… jusqu’à la piscine du camping où elle a reproduit une divinité qui veille sur les baigneurs, sur un air de zénitude très apprécié, entre transats et pelouse artificielle.

 

 

 

Thierry Mas et sa collaboratrice Sandrine lui ont donné carte blanche. Divine-Esquisse a saisi l’occasion pour faire de l’ordinaire l’extraordinaire, révélant ainsi pour notre plus grand bonheur sa palette infinie de performances, nous invitant dans une sorte de chorégraphie picturale, à travers des scènes de la vie du quotidien, en nous proposant des assemblages de styles comme si l’on zappait devant un écran de télévision.

Divine-Esquisse est autodidacte. Et elle l’assume pleinement, parfaitement, comme pour revendiquer toute indépendance vis-à-vis de toute influence, néo-idéologique ou pas : “Quand je voyais les gens peindre, à la plage ou à Collioure, je me disais qu’un jour ce sera moi.J’ai pris des cours au village, pendant dix-huit mois. J’ai commencé par customuser mon camping-car, puis ma voiture, puis les murs de mon chez moi, ou plutôt de chez nous avec mon compagnon, de notre domicile. J’ai continué avec des vêtements…”.

Un jour, en passant devant l’entrée du Camping de l’Europe, elle a littéralement flashé sur les plaques en céramique qui décorent l’entrée  avec écrit dessus des mots, des phrases, des citations célèbres, des dessins. Elle a vu, elle a senti, elle a immédiatement imaginé. Ni une ni deux, avec son compagnon et en camping-car ils ont rejoint ledit camping pour y passer deux-trois nuits. Sans oublier le vélo et son inséparable Mobylette avec laquelle elle se déplace. “Nous nous sommes liés d’amitié avec Thierry et Sandrine et de là est née notre collaboration ; ça a matché immédiatement !”.

Cette collaboration artistique est devenue sa carte de visite. Des copropriétés la contactent pour animer certaines façades à rénover sur les thèmes de la mer, de la plaisance, de la plage du Racou… Elle commence par leur proposer un visuel, puis commente avec ses rajouts ; c’est la “Divine Touch”  !

“Ce que j’aime avant tout dans mes créations, c’est faire participer les propriétaires des lieux que je customise. J’aime leur confier un pinceau et leur proposer de peindre un petit morceau de la fresque afin qu’ils puissent y laisser leur empreinte personnelle. Pour moi, cela transforme chaque création en une Å“uvre vivante, partagée et profondément humaine”.

L.M.

Seul l’animal est réel ! Avouez que le “trompe l’oeil” est bluffant, non ?

Thierry Mas et Sandrine