Le contexte : la Municipalité d’Argelès-sur-Mer, sous l’impulsion de son maire Antoine Parra, est en train de modifier son train de vie et, pour ce faire, de sortir la société TrainBus du train-train quotidien des Argelésiens, pensant ainsi, très vraisemblablement, que ce changement de locomotive dans la réorganisation des transports sur le territoire communal pourrait lui rapporter gros… alors qu’à l’arrivée cela pourrait lui coûter bien plus cher ! Air (re)connu : « Quand le train est passé, on ne le rattrape pas ».

Les faits : la Municipalité d’Argelès-sur-Mer, sous l’impulsion de son maire Antoine Parra, a entamé une procédure de divorce avec la mariée, la société TrainBus …trop belle à ses yeux ? Trente-cinq ans que l’Union durait… Un sacré bail ! Au mois de juin 2022, la Municipalité, sous l’impulsion de son maire Antoine Parra, a lancé une DSP (Délégation de Service Public), clôturée le 16 septembre dernier pour recruter un nouveau partenaire (transporteur).

 L’ambition : la Municipalité, sous l’impulsion du maire Antoine Parra, après en avoir repris les compétences, souhaite regrouper tous les transports – Scolaire, Touristique & Urbain -, sous une même bannière. Pour cela, il disposerait d’une enveloppe de cinq millions d’€uros.

La DSP : l’entreprise de dimension internationale Keolis est la seule à avoir répondu à la Délégation de service public, présentée par la Municipalité, sous l’impulsion de son maire Antoine Parra. La société argelésienne TrainBus n’y a pas répondu. Bizarre-bizarre. Y’aurait-il un loup ? Chacun peut légitimement se poser la question, s’interroger.

En fouillant un peu, juste un peu, le responsable national d’une entreprise ayant pignon sur le secteur nous confie : « Si aucune autre entreprise, multinationale ou régionale, n’a candidaté à cette DSP, ce n’est pas parce qu’elles boycottent le maire et sa Municipalité, en aucun cas, mais c’est simplement parce que prendre en main une telle gestion, tous transports confondus, sur le vaste territoire communal, dans le seul cadre d’une enveloppe de cinq millions d’€uros, cela est carrément mission impossible ». A y regarder d’encore plus près, il apparaîtrait que le groupe Keolis aurait effectivement répondu favorablement à la proposition de la Ville… mais en estimant cette collaboration à environ 9 millions d’€uros, soit près du double de la DSP ?

Et notre observateur d’ajouter : « A moins qu’il y ait en aparté une offre satellitaire ? Mais là, je ne peux vous en dire davantage car je n’ai pas tous les éléments pour porter un jugement, au-delà de la DSP. Ce que j’en dis à ce stade, puisque vous m’interrogez, c’est que logiquement, au regard de la dimension démographique et de l’attractivité économico-touristique de la ville d’Argelès, cela est étonnant qu’une seule entreprise a postulé pour arracher ce marché à tout de même cinq millions d’€uros. Car ce n’est pas rien, surtout par les temps qui courent. Tout le monde aurait dû se battre pour décrocher la timbale ! ».

La DSP (bis) : la Municipalité d’Argelès-sur-Mer, sous l’impulsion de son maire Antoine Parra, avec le lancement de cette Délégation de service public, semble – simple question de flair ouilladeux… -, vouloir remettre en cause la légalité de la circulation du « petit-train » (Sté argelésienne TrainBus)… alors même que le fonctionnement du « petit-train » est inscrit dans la DSP !? Bizarre-bizarre et compliqué. Vous trouvez ça curieux, voir absurde ? Nous aussi.

Du côté de TrainBus : les dirigeants de cette entreprise argelésienne refusent toujours à ce jour de s’exprimer. Pour l’instant. Prétextant, à juste titre, « une affaire en cours ». Sachant qu’un arrêté préfectoral concernant l’exploitation du « petit-train » par TrainBus court jusqu’en… 2029. Rappelons qu’à ce jour le fonctionnement du « petit train » par la Sté Trainbus pour rallier le Village et les écarts (Charlemagne, Le Racou, Port-Argelès, Taxo…) à la Plage ne coûte pas un Kopeck au contribuable argelésien, car il est entièrement financé par le secteur privé (hôtellerie de plein air, aires de loisirs diverses, etc.).

Les conséquences : si le « marché » (DSP) venait à être déclaré infructueux, quelle serait alors la solution envisagée pour l’été prochain, en 2023 ? Car dans ce délicat dossier, la Municipalité semble avancer sans aucune vision – c’est en tout cas l’atmosphère qui s’en dégage dans l’opinion publique -, du moins, s’il en existe une, elle n’est pas partagée. La destination « Argelès-sur-Mer » pourrait perdre en attractivité touristique, laquelle demeure pourtant la principale activité dans le secteur de l’économie locale…

 

L.M.