(Vu sur la Toile)

 

Yoko Ono a fait retirer une boisson d’une brasserie en Bretagne pour une raison bien précise, le gérant a jusqu’au 1er juillet pour agir
(Article de Bertrand Bielle • Rédaction de Purepeople)

 

Purepeople.- Une brasserie artisanale du Finistère s’est attirée les foudres de l’artiste Yoko Ono et de ses avocats. En cause : l’une de leurs créations estivales qui pose un sérieux problème juridique. Le gérant a désormais quelques semaines pour faire disparaître son produit des rayons sous peine de poursuites.

La brasserie finistérienne L’Imprimerie, basée à Bannalec, est une habituée des traits d’esprit. Parmi ses créations, les clients peuvent habituellement déguster des bières aux noms volontairement décalés comme la “Jean Gol Potier”, la “Mireille Mafieux” ou encore la “Yvette Ornière”. Mais l’une de ces trouvailles humoristiques vient de se heurter à un mur juridique de taille. L’établissement breton a en effet commercialisé une boisson estivale aromatisée au citron et au gingembre sous l’appellation “John Lemon”. Pour parfaire l’hommage, l’étiquette de la bouteille mettait en scène un visage dessiné portant des lunettes rondes, référence incontestable à l’ancien membre des Beatles.

Cette initiative, pensée de manière bon enfant par le gérant Aurélien Picard, n’a pas du tout été du goût de Yoko Ono. La veuve de John Lennon a mandaté ses avocats pour envoyer une mise en demeure formelle à la petite entreprise, exigeant l’interdiction de cette bière qui s’appuie sans autorisation sur l’image et l’identité du défunt musicien. Le brasseur est désormais sommé de réagir et a jusqu’au 1er juillet prochain pour retirer purement et simplement le nom et les références du marché.

 

 

Yoko Ono donne une date limite

 

L’urgence est de mise pour l’artisan, qui se retrouve avec une importante quantité de marchandises sur les bras. “On a 5 000 bières ‘John Lemon’ encore. Le but serait quand même qu’on les écoule avant le 1er juillet, auquel cas on serait hors la loi… ou voués à les boire nous-mêmes !”, a-t-il confié dans la presse locale.

La médiatisation de cette affaire insolite a d’ailleurs provoqué une vague de curiosité, de nombreux amateurs venant de toute la Bretagne pour se procurer ces bouteilles devenues de véritables objets collectors. Pour la suite de la production, Aurélien Picard compte bien conserver l’esprit de sa boisson sans s’exposer à de nouvelles poursuites : il prévoit d’ajuster son jeu de mots en rebaptisant prochainement sa recette “Jaune Lemon”.

(Source : Purepeople)