Pour tous les utilisateurs du Chemin de fer à l’intérieur de notre département des Pyrénées-Orientales, les incidents se succèdent. L’accident de Millas par sa dramaturgie, étant lui d’une tout autre nature, restera à jamais classé “drame” et non “incident”. A Marquixanes, en 1938, déjà , un accident quasi similaire à celui de Millas, train-autobus, avait fait cinq morts et de très nombreux blessés
Mais revenons aux “incidents”.
Quand nous suivons depuids la Route Départementale (RD66) la vue de la ligne de chemin de fer reliant Villefranche-de-Conflent à  Latour-de-Carol, de nombreux ouvrages de soutiens des talus sont parfaitement visibles par leurs caractéristiques de murs en pierres, pour les tenues des abords de voies.
Aujourd’hui, par la modification des conditions climatiques, les résistances initiales des abords de voies sont fragilisées, voire parfois dégradées. Des études géologiques poussées sont à réaliser pour déterminer précisément les risques potentiels de pertes de résistances pouvant attenter à la sécurisation de cette axe de transport en commun, économique et surtout non polluant en CO2.
En fonction des résultats, des mesures de renforcement des abords de voies sont à prendre. Soit par purges, soit par ouvrages de protections.
Notre département à faible industrialisation, à faible potentiel économique, par les atteintes à l’agriculture qui vont se faire encore plus sentir dans les années à venir avec le drame agricole du Mercosur, l’économie des P-O est maintenant ancrée vers les loisirs de bord de mer et de montagne.
Fragiliser les moyens de transports vers les hauts plateaux Cerdans et du Capcir, c’est affaiblir, comme nous venons de le vivre encore ce week-end, dans un département classé parmi les plus pauvre de France, à l’économie sociale fortement impactée, pour la vie des habitants des Pyrénées-Orientales.
Forts de ce constat, l’Etat, la Région Occitanie, le Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales, les collectivités locales et territoriales, les chambres consulaires, se doivent d’aider économiquement la SNCF à renforcer la sécurisation ferroviaire et routière des impacts subits, par la mise en place d’un financement participatif aux travaux nécessaires dans l’intérêt économique de notre département.
Pour appuyer cette analyse succincte mais bien réelle, les communes gestionnaires des stations de loisirs de montagne devraient rappeler aux organismes publics et collectivités territoriales concernées, combien la fermeture d’accès aux stations de montagne a entraîné de pertes économiques suite a cet éboulement fermant la RD66, qui, quasi miraculeusement grâce à un simple garde corps en bord de voie ferrée, a évité un possible drame routier sur la RD66 à Thues-entre-Valls.
Pour mémoire, avant-hier, samedi 24 janvier 2026, la SNCF, en présence de son président l’ex-Premier Ministre Jean Castex et de nombreux élus, inauguraient le remise en fonctionnement du train assurant la ligne Perpignan/Villefranche-de-Conflent/Vernet-les-Bains, quand plus en amont, la montagne décidait, elle, hors présence de notabilités, de fermer la voie du célèbre et emblématique Train Jaune entre Villefranche-de-Conflent/Enveigt/Latour-de-Carol et, par effet induit, la RD66.
Sacrée nature Catalane !
Lucien Baillette

