-« Que demain ILS ne viennent pas se plaindre si des riverains débarquent avec fourches dans la mairie ou en tracteur sur le terrain pour aller nettoyer un arrêté municipal (ou préfectoral en l’occurrence)… ».

« ILS » désignent ici les maires des P-O et l’absence de toutes réactions – dans un sens comme dans l’autre, à chacun(e) de prendre ses responsabilités -, plus de vingt-quatre heures après l’opération commando d’habitants du village espagnol Espolla*, lesquels au volant d’un tractopelle, au nez et à la barbe des autorités et s’asseyant sur une décision de la République, sont allés rouvrir le Col de Banyuls, avec force et convictions, la veille de l’organisation de leur traditionnelle et annuelle Fête de l’huile d’olive. On croit rêver. Mais non !

C’est ainsi que cela s’est passé. Qu’en pensent les maires plus ou moins concernés des communes françaises des Albères et de la Côte Vermeille ? Qu’en pense Mme la députée de la 4e circonscription des P-O, Michèle Martinez (RN), qui certes a toujours appelé de ses vœux à la réouverture du Col de Banyuls, mais elle en toute légalité ?… Quelle va être la réaction du préfet Rodrigue Furcy, chargé de veiller à l’application du droit de l’Etat français dans le département ?

Que demain, par exemple, en l’absence de toute réaction et procédure judiciaire, on ne vienne pas s’étonner ou se plaindre si un Collectif décidait de démolir des statues, d’inverser des sens interdits, d’arracher des plaques de noms de rues, de vandaliser des édifices communaux, etc.-etc. Qu’adviendrait-il ? Que se passerait-il ?

Drôle d’époque épique.

 

L.M.

*Espolla : environ 450 habitants, village perché à 124 mètres d’altitude, situé dans la communauté autonome de Catalogne, province de Gérone, de la comarque d’Alte Empordà.