Comme à Argelès-sur-Mer, la commune de Collioure doit faire face à une urbanisation excessive et, surtout déséquilibrée, amplifiée par les équipes municipales élues en 2020*, lesquelles, aux yeux d’une grande partie de la population permanente, “n’ont pas su” ou “n’ont pas voulu” maîtriser la voracité d’une poignée de promoteurs plus ou moins directement à l’origine de cette expansion urbaine anarchique et incontrôlée

 

Le sujet, d’actualité, est logiquement très controversé. Il suscite en tout cas de nombreuses réactions, qui vont toutes dans le même sens : stop à la bétonnisation, à la Sarcellisation, qui défigurent la côte vermeille, et plus particulièrement les territoires des communes d’Argelès-sur-Mer et de Collioure.

“Un promoteur connu dans la région a acheté un terrain non constructible – puisque situé en Zone Rouge, à plus de 60% -, raconte une Colliourencque exaspérée et désespérée. Après avoir fait une demande de permis de rénovation acceptée par Monsieur le maire, une autre demande pour division parcellaire a aussi été acceptée par la municipalité. Mes voisins et moi avons soumis un recours, ainsi qu’une demande d’arrêt des travaux en Zone Rouge… bref, les travaux continuent et la construction d’un parking en Zone Rouge est maintenant terminée, ce alors que les préparatifs pour la construction d’un troisième bâtiment en Zone Bleue sont en cours, tout ça sans aucun permis !”.

Les requérants sont tous voisins du projet ainsi autorisé et, en cette qualité, ils en sollicitent l’annulation.

Le recours porte contre la construction de pas moins de dix-huit appartements, dans une zone résidentielle à Collioure (rappelons ici que le terrain est à 60% classé en Zone Rouge). Il vise un arrêté de permis d’aménager n° PA 66053 25 1+A0001 délivré le 17 juillet 2025 par le maire.Et alors que ce recours court toujours : les appartements sont déjà proposés à la vente dans deux agences immobilières de la Cité du fauvisme…

L’affaire, pourtant, est loin d’être classée.

L.M.

*Ndlr. Guy Llobet à Collioure ; Antoine Parra à Argelès-sur-Mer.