C’est dimanche prochain, le 4 décembre 2022, qu’aura lieu le second tour de l’élection départementale partielle sur le canton 10 des P-O, qui rassemble une partie du territoire de la ville de Perpignan et la commune de Canohès. Le binôme sortant présenté par la Majorité départementale présidée par Hermeline Malherbe (PS), formé de Mathias Blanc (PS) et de Françoise Chatard (PCF), a littéralement explosé en vol – par décision de l’électorat qui n’en a pas voulu -, éliminé logiquement au soir du 1er tour, qui avait lieu avant-hier, dimanche 27 novembre 2022…

 

Les électeurs appelés aux urnes dimanche dernier ont donc tranché. Ils ont sélectionné le binôme Louis Aliot & Carla Muti (RN) face au binôme Jean-Louis Chambon & Florence Micolau (Divers Droite), pour le second tour. On pourrait presque parler de rendez-vous politique de « l’Entre-soi », mais à y regarder de plus près, en s’y fixant par le petit bout de la lorgnette, les différences sont réelles et assumées par les uns et les autres.

En fait, peu importe que ce soit l’un ou l’autre qui gagne, au bout du compte électoral, dimanche qui vient, cela ne changera rien, la Majorité départementale PS-PCF demeurera.

Ce qui va se jouer dimanche prochain, c’est la possible entrée du Rassemblement National (RN) dans l’arène de l’Assemblée départementale des Pyrénées-Orientales. Une arrivée dans l’hémicycle d’autant plus probable, au-delà des convictions des uns et des autres, du côté électeurs, que la personnalité et le cursus sur la scène publique locale de l’un et de l’autre, du côté des candidats, ne laisse pas indifférent : le premier Louis Aliot, est le maire de Perpignan et 1er vice-président du RN ; le second Jean-Louis Chambon, est le maire de Canohès, étiqueté « Divers Droite » après avoir fait le tour de l’échiquier politique départemental, ou presque…

Affublé de tous les mots et de tous les maux par la présidence du Conseil Départemental, Hermeline Malherbe (PS) pour ne pas la citer, jusqu’à être traité carrément de renégat et de judas, à l’époque où il trahissait son électorat de gauche pour rejoindre la droite… Le même Jean-Louis Chambon (car lui n’a pas changé) est aujourd’hui, par cette même gauche en déshérence, par la voie de communiqués de presse officiels, célébré tel un héros comme si c’était sûr et certain qu’au lendemain de son éventuelle élection il rentrerait au bercail.

Et c’est d’ailleurs la présidente du Département66 en personne, Hermeline Malherbe forever, qui se colle à la tâche en faisant la tournée des popotes médiatiques propagandistes pour dire tout le bien qu’elle pense de son nouveau poulain – qui toutefois n’est pas de première main, reconnaissons-le -, en le caressant dans le sens du poil socialiste face aux forces du mal, incarnées selon elle dans ce combat électoral par Louis Aliot…

Le pire est que Jean-Louis Chambon, pas grincheux pour autant, se félicite joyeusement de ce soutien, sans y voir l’ombre du coup de poignard (politique) dans le dos.

A suivre.

 

L.M.