La scène a eu lieu hier en fin d’après-midi, à l’Hôtel de l’Agglo, boulevard Saint-Assiscle à Perpignan, où avait lieu un conseil communautaire de la métropole Perpignan-Méditerranée (PMM) présidée par Robert Vila (LR/ Les Républicains), par ailleurs maire de Saint-Estève et conseiller départemental

 

Figurait à l’ordre du jour, notamment, une motion présentée par le groupe « Perpignan l’avenir en grand » dirigé par le maire de Perpignan, Louis Aliot (RN/ Rassemblement National), portée de main de maître par Xavier Baudry, et qui concernait l’implantation de Zones à faibles émissions mobilité, dites « ZFE » ou « ZFE-m ». L’objectif étant d’interdire les voitures dans les centres des grandes agglomérations.

Si c’est déjà le cas dans onze agglomérations françaises, la loi Climat et Résilience de 2021 impose la création d’une ZFE-m au 1er janvier 2025 dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants, dont dans la métropole Perpignan-Méditerranée.

« Si cela s’entend du point de vue de la lutte contre la pollution, reconnaît Louis Aliot, c’est au niveau des modalités d’application que cela pose problème, en particulier dans de plus petites agglomérations comme la nôtre (…). En fait de ZFE, nous concernant plus particulièrement il s’agirait d’une Zone à Forte Exclusion ! Car l’une des singularités de notre département est d’être un territoire peu urbain, dans la mesure où il existe une seule commune de plus de 15 000 habitants ».

Le maire de Perpignan, qui est aussi le 5e vice-président de PMM – délégué à la politique de la Ville, le Renouvellement urbain, l’Aide à la pierre et à la Résorption de l’habitat insalubre -, a alors soulevé, chiffres à l’appui concernant notamment l’état du parc automobile de sa ville, ainsi que de PMM, « le risque évident de créer une fracture territoriale et sociale (…). On ne peut pas brutalement basculer tout le monde vers l’électrique ! ».

La motion proposée par le groupe politique de Louis Aliot est passée comme une lettre à La Poste… Emballé, c’est pesé !

En revanche, dans le camp des défenseurs de la ZFE – dont le plus en pointe le maire de Torreilles, Dr Marc Médina -, c’est la douche froide…

 

L.M.