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P-O/ La Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens : « Refuser les violences et répondre à la colère sociale »

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(Communiqué)

-« La Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens des Pyrénées-Orientales condamne fermement les violences, pillages et dégradations commis dans plusieurs villes de France, notamment à Perpignan. Rien ne justifie que des mairies, des commerces, des équipements publics ou des biens privés soient saccagés, ni que des élus, des agents municipaux, des commerçants, des habitants ou les secours soient exposés à ces violences

Une mairie est la maison commune. Un lieu de proximité, de solidarité et de service public, au cœur de la vie démocratique. S’en prendre à elle, c’est atteindre l’ensemble de la population, et d’abord ceux qui dépendent le plus des services publics.

Nous exprimons notre solidarité aux maires, aux équipes municipales, aux agents territoriaux, aux commerçants, aux habitants et à tous ceux qui ont subi ces violences. Les forces de l’ordre et les secours doivent pouvoir travailler dans des conditions dignes et sûres, dans le respect de l’État de droit et de la proportionnalité.

Ne confondons pas pour autant les auteurs de violences avec les centaines de milliers de citoyens qui ont manifesté pacifiquement pour exprimer leur colère et leurs difficultés. La violence d’une minorité n’efface pas les préoccupations légitimes de ceux qui dénoncent la vie chère, la précarité, l’accès aux études, la dégradation des conditions de travail et l’absence de perspectives pour la jeunesse.

Les élus locaux connaissent cette réalité. Chaque jour, ils entendent l’inquiétude des familles face à la hausse des dépenses contraintes, des salariés qui peinent à vivre de leur travail, des retraités fragilisés, des jeunes qui s’interrogent sur leur avenir, des acteurs économiques étranglés par le coût de l’énergie et des carburants.

La République ne se réduit pas à une réponse sécuritaire, pas plus qu’elle ne peut tolérer violences et destructions : elle doit garantir à chacun la sécurité, la justice, l’égalité des droits et la dignité.

Nous refusons que les violences servent de prétexte pour discréditer l’ensemble des mobilisations sociales. Nous refusons tout autant que la colère populaire soit instrumentalisée à des fins politiques au lieu d’être entendue et traitée.

Nous demandons donc au gouvernement d’engager sans délai une conférence sociale réunissant les organisations syndicales, le patronat, les organisations de jeunesse et les acteurs concernés. Cette concertation doit déboucher sur des mesures concrètes pour le pouvoir d’achat, l’emploi, la jeunesse, les services publics et les conditions de vie, avec les moyens inscrits au budget de l’État pour 2027.

La République a besoin d’autorité, mais aussi d’écoute et de confiance. Nous n’avons pas à choisir entre l’ordre et la justice, entre la sécurité et l’égalité : les Françaises et les Français ont droit aux deux. Elle est grande quand elle distingue ceux qui l’interpellent de ceux qui la saccagent, et quand elle s’unit pour refuser la haine, la violence et le chaos.

Condamner sans ambiguïté les violences, protéger les citoyens et les services publics, entendre la colère sociale et y répondre à la hauteur des difficultés vécues : c’est cette exigence qui doit nous guider.

La Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens des Pyrénées-Orientales appelle à l’unité républicaine contre toutes les formes de violence, et à une réponse politique et sociale à la hauteur des attentes populaires.

La République doit protéger, rassembler et agir ».