(Communiqué)

 

 

-“L’Observatoire citoyen de la vie quotidienne (OCVQ) de Perpignan de La France Insoumise réaffirme, alors que vont se dérouler des réunions publiques dans le cadre du débat national, ses exigences et ses propositions quant au projet de LGV Montpellier / Perpignan

 

Si la mise en place de ce chaînon manquant d’un corridor méditerranéen est nécessaire, la mixité fret / voyageurs du tronçon Perpignan / Béziers est non négociable. En effet, le fret ne peut être ni une option ni en option : ce serait ne pas être à la hauteur des enjeux du défi de la transition écologique. La mixité de la voie ferrée voyageurs / marchandises ne peut pas être un simple combat (forcément aléatoire) à mener : le fret doit être au contraire un préalable garanti avant tout vote engageant des dépenses aussi colossales ! Inversons la méthode : d’abord le projet, ensuite les investissements en corrélation avec l’intérêt général déterminé.

Sans fret, le projet de ligne à grande vitesse deviendrait alors sans intérêt. En témoignent les gains de temps dérisoires envisagés pour les trajets voyageurs. Il ne conduirait pas de manière significative à désenclaver Perpignan. Au contraire, elle pourrait être à moyen terme victime de « l’effet tunnel » favorisant le phénomène de métropolisation, réalité dans laquelle Perpignan n’est pas véritablement invitée au centre d’un premier triangle Montpellier / Toulouse / Barcelone.

L’Observatoire citoyen de la vie quotidienne (OCVQ) de Perpignan de La France Insoumise réitère sa ferme opposition à la mode des nouvelles gares excentrées, dont les effets urbains et environnementaux (notamment en termes de nuisances, de mobilités, d’emprise foncière ou de consommation des terres agricoles) sont particulièrement destructeurs.

Avec ou sans fret, les perspectives changent de manière radicale. Ou comment transformer une ligne indispensable à la bifurcation écologique en vulgaire grand projet inutile imposé (GPII)…’

Pour l’Observatoire Citoyen de la Vie Quotidienne, Francis Daspe