(Communiqué)

Conseil National de la Résistance (@rchives CNR)
Pour l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR), le 27 mai, Journée nationale de la Résistance, est l’occasion de rappeler que le programme politique et social adopté il y a quatre-vingts-trois ans, est toujours d’actualité. Aussi, l’ANACR a-t-elle décidé, à travers une série de manifestations de mettre en valeur de réalisations de la Résistance, aujourd’hui en danger :
. à 11H 30 ; devant l’immeuble de la Délégation Départementales des Territoires et de la Mer, 2 rue Richepin à Perpignan, avec l’Institut d’Histoire Sociale CGT et le Syndicat de la DDTM CGT 66, seront rappelés, outre le sacrifice de Gilbert Brutus et de Louis Esparre, l’avancée que fut le statut des fonctionnaires après des années du corporatisme vichystes et les actuelles actions menées contre le Service Public ;
. à 17H ; devant l’ancienne mairie d’Argelès-sur-Mer, place de la République, devant la plaque rappelant la manifestation des ménagères qui se déroula en ce lieu la veille du 1er mai 1942, nous évoquerons le parcours de quelques femmes qui, refusant de se laisser enfermer dans les rôles de femmes au foyer et de mères par les ultraconservateurs du gouvernement de Vichy à la Résistance de diverses façons. Action qui déboucha sur l’obtention des droits civiques, prélude à un chemin long vers l’égalité des droits entre hommes et femmes, égalité toujours contestée par les forces conservatrices.
. à 18H ; à la gare d’Elne, à travers les deux cheminots de cette ville fusillés par l’Occupant, c’est un hommage qui sera rendu à la classe ouvrière, seule à être restée, dans sa masse fidèle, à la patrie profanée, comme l’a si bien dit François Mauriac.
. 18H 30 ; au carrefour du 27 mai, Georges Sentis président départemental de l’ANACR, évoquera la part importante prise par les étrangers dans la Résistance, que ce soient les guérilleros espagnols dont l’action fut décisive pour sauver la population de Valmanya, les mineurs polonais fer de lance de la grève patriotique des mineurs du Nord / Pas-de-Calais en mai-juin 1941, les antifascistes italiens en Provence, les ouvriers tailleurs juifs à Paris regroupés au sein des FTP de la Main d’œuvre Immigrée. Etrangers dont la France a, enfin, reconnu le rôle avec l’entrée au Panthéon des résistants communistes arméniens Mélinée et Missak Manouchian.

