Mao Froment intervenant lors de la récente assemblée générale annuelle de l’Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière des P-O (l’UMIH66), présidée par l’hôtelier-restaurateur Brice Sannac, au Mas Conte à Canet-en-Roussillon.

 

Cet été, l’Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière des P-O (l’UMIH 66) estime à 15 000 le nombre de saisonniers dans les Pyrénées-Orientales. Combien tiendront jusqu’au bout de la saison ? Personne ne peut le dire. Plonge, bar, service, cuisine : peu importe le poste, le besoin est réel et l’urgence aussi. Chaque restaurateur de la côte connaît le scénario par cÅ“ur : le plongeur qui ne vient pas à 18H, le serveur introuvable pour le service de samedi, l’événement de dernière minute… Le vrai problème n’est pas seulement de recruter pour la saison. C’est de trouver quelqu’un, ce soir, pour demain

 

C’est précisément ce trou de dernière minute que l’application catalane Neeko vient combler. Le principe est simple : le restaurateur publie sa mission (poste, date, horaire, tarif) en moins d’une minute, et le premier extra disponible et compatible à proximité l’accepte. Pas de CV à trier, pas de coup de fil à passer à dix confrères. Et le vivier est déjà là : plusieurs centaines de travailleurs sont inscrits sur les Pyrénées-Orientales, prêts à décrocher une mission.

“La vraie différence est ailleurs. Neeko ne prélève aucune commission sur le salaire du travailleur, là où les plateformes concurrentes prennent 20 à 25 %”, précise Mao Froment, fondateur de Neeko. “Le restaurateur paie l’accès à la mission, 29 € (25 € pour les adhérents UMIH). Surtout, il reste l’employeur : Neeko n’est qu’un intermédiaire technique, sans aucun risque de requalification. Pour un patron, c’est la garantie de garder la main sur son équipe et sur son cadre légal”.

Autre usage observé : une mission, c’est aussi l’occasion de voir un profil à l’Å“uvre avant, pourquoi pas, de lui proposer la saison ou un contrat sur le temps plus long. Dans tous les cas, du temps gagné.

Le modèle convainc. L’UMIH 66 a signé un partenariat avec Neeko et négocié le tarif pour ses adhérents. Le restaurant-hôtel La Villa Duflot, à Perpignan, figure parmi les premiers clients payants : quand un établissement dirigé par Emmanuel Stern, ancien président de la French Tech Perpignan, paie pour ce service, le signal envoyé aux confrères est clair. Sur le terrain, les premières missions publiées sur la côte ont trouvé preneur en quelques heures.

L’application a par ailleurs été repérée par la presse nationale, du Parisien à RMC, puis invitée sur BFM Business fin juin. Une visibilité rare pour une entreprise née à Argelès-sur-Mer.

« Quand un saisonnier vous plante, c’est votre service qui se dégrade, et donc votre chiffre d’affaires. Neeko, c’est l’outil pour reprendre le contrôle », résume Mao Froment, le fondateur. « Un besoin de renfort, une mission publiée, quelqu’un qui arrive. Ce soir, ce week-end, toute la saison. »

Sur une côte où la saison se joue en quelques mois, le message de Neeko aux restaurateurs tient en une ligne : inscrivez-vous et testez une mission, comme l’ont déjà fait plusieurs de vos confrères. L’application est disponible sur l’App Store et Google Play.