(Communiqué)
Louis Aliot, maire de Perpignan, vice-président du Rassemblement National (RN), communique :
-« Agnès Langevine, la candidate de Carole Delga, n’a visiblement qu’un seul programme : changer le nom de la Ville !Â
Nous tenons à exprimer notre sidération face aux propos tenus récemment par Agnès Langevine au sujet de l’identité de notre ville et sa volonté d’en changer le nom.
En instrumentalisant l’histoire et en se posant en défenseure de l’âme de Perpignan et de la catalanité, Madame Langevine tente de faire oublier son propre bilan politique : on retrouve là les bonnes vieilles méthodes socialistes.

En effet, rappelons qu’en 2015, lors du changement de nom de la région Languedoc-Roussillon en « Occitanie », elle a soutenu elle-même en tant que vice-présidente de Carole Delga, une décision qui a contribué à effacer le nom et la culture roussillonnaise de l’intitulé régional. Ce choix politique a été vécu par les catalans comme un recul symbolique majeur dans la reconnaissance de notre identité spécifique, au profit d’un label générique coupé de l’histoire roussillonnaise.

Aujourd’hui, voir dénoncer un soi-disant affaiblissement de l’identité locale depuis notre élection à la Mairie de Perpignan relève d’un opportunisme politique, les Perpignanaises et les Perpignanais jugeront. On ne peut pas d’un côté, accompagner l’effacement du Roussillon dans le nom de la Région Occitanie et de l’autre, prétendre parler au nom de la catalanité et de la mémoire de notre territoire.

À l’inverse, nous n’avons jamais varié dans la défense de l’histoire et des traditions de Perpignan et du Roussillon dans toutes les instances locales et régionales. Nos élus ont constamment refusé les opérations symboliques qui diluent l’identité de notre ville dans des constructions technocratiques éloignées des réalités du terrain et ont toujours promu la culture catalane et roussillonnaise dans la vie municipale, associative et culturelle.

Perpignan n’est pas un simple slogan de campagne, ni un marchepied de carrière. Perpignan, c’est une histoire, une langue, une culture, des racines que nous refusons de voir sacrifiées sur l’autel des accords d’appareils et des repositionnements électoraux.
Perpignan, capitale historique du royaume de Majorque puis place forte de la Couronne d’Aragon, partage avec Palma une histoire méditerranéenne séculaire que le récent jumelage entre nos deux villes vient justement raviver et prolonger.
Les habitants des Pyrénées-Orientales ne sont pas dupes de ses petites déclarations, d’autant plus qu’ils subissent dans leur quotidien les méfaits de la politique de la Gauche régionale notamment sur le plan économique”.
Louis Aliot

