Nous apprenons de source informée que la Banque Alimentaire de Perpignan aurait décidé de suspendre son partenariat avec le CCAS de Pézilla-la-Rivière tant que l’enquête judiciaire en cours n’est pas arrivée à son terme

 

Cette décision interviendrait dans le contexte de l’enquête préliminaire ouverte le 12 décembre dernier par le parquet de Perpignan pour abus de confiance concernant le dispositif communal d’aide alimentaire.

De sources non autorisées mais généralement bien informées : la Brigade de Recherche de Perpignan aurait procédé, ces dernières semaines, à l’audition des plaignants et des témoins. Toujours selon nos sources, Nathalie Piqué, maire-adjointe, candidate déclarée aux élections municipales et responsable du dispositif d’aide alimentaire, aurait également été entendue la semaine dernière par les enquêteurs.

Pour rappel, les faits à l’origine de l’enquête portent sur des soupçons de détournement de denrées issues de la Banque Alimentaire, financées par des fonds publics et destinées aux bénéficiaires du dispositif communal.

Rappelons que dans plusieurs médias locaux et nationaux, Nathalie Piqué avait notamment indiqué procéder à des dégustations de produits afin de vérifier s’ils étaient « bons » ou « aigres » avant leur distribution. Elle avait également expliqué “Que certains bénévoles pouvaient effectuer une pause à leur domicile, les denrées restant dans le véhicule avant d’être livrées à des bénéficiaires empêchés”.

Ces déclarations avaient suscité des interrogations, notamment quant aux conditions de conservation des produits, la période estivale ayant été marquée par des températures particulièrement élevées, notamment au mois de juillet.

Depuis plusieurs semaines, certains responsables locaux ont évoqué la possibilité “d’une instrumentalisation politique dans cette affaire”. Toutefois, la succession d’actes d’enquête, les auditions menées et la décision conservatoire prise par la Banque Alimentaire traduisent une situation judiciaire prise au sérieux par les institutions concernées.

À ce stade, aucune décision judiciaire n’a été rendue et la présomption d’innocence demeure applicable à l’ensemble des personnes citées. L’enquête se poursuit sous l’autorité du procureur de la République du Tribunal de Perpignan.