(Vu sur la Toile)
Un homme condamné à dix-neuf ans de réclusion pour des coups mortels aux Fêtes de Bayonne
(Article de AFP/Agence France Presse)
AFP.- Un ancien boxeur, jugé à Pau pour avoir mortellement frappé un quinquagénaire lors des Fêtes de Bayonne en 2024 lors d’une altercation dont les causes n’ont pas pu être éclaircies, a été condamné mardi à dix-neuf ans de réclusion criminelle.
A l’annonce du verdict, l’accusé a menacé les parties civiles, et sa mère, présente dans la salle, a dû intervenir pour le calmer.
L’avocate générale de la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques avait requis vingt ans de réclusion contre cet homme de 41 ans, au lourd passé judiciaire, qui “n’a laissé aucune chance” à une victime “alcoolisée”, “inoffensive” et “hors d’état de nuire”.
Les faits ont eu lieu le 11 juillet 2024, dans une gare routière mise en place pour les festivités. Dans un bus à l’arrêt, le ton monte rapidement entre l’accusé, un Français guadeloupéen, et un homme de 58 ans, le premier évoquant d’abord des propos à caractère raciste, avant de se rétracter pendant le procès.
Hors du bus, l’ancien boxeur assène deux coups de poing au visage de la victime, qui chute, KO. Elle décèdera cinq jours plus tard à l’hôpital des suites d’un grave traumatisme crânien et d’un Å“dème encéphalique majeur selon l’autopsie.
“Il a tué un homme pour rien”, “c’est la rage et la colère qui l’ont commandé, a relevé lors de ses réquisitions l’avocate générale, déplorant son absence de remise en question” depuis et une “dangerosité criminologique” soulignée par les experts.
L’accusé, dont le procès s’étalait sur deux jours, avait déjà été condamné à 17 reprises, notamment pour des faits de violences, conjugales ou avec arme, ou des menaces de mort.
Dans sa plaidoirie, son avocat, Me Nicolas Pulido, a expliqué que son client s’était “senti agressé” lors d’une “escalade de violences verbales” qu’il “a vécue comme une situation de stigmatisation”.
Les fêtes de Bayonne, qui accueillent plus d’un million de visiteurs chaque année, avaient déjà été endeuillées un an plus tôt par l’agression mortelle d’un habitant du centre-ville, roué de coups après avoir fait une remarque à un groupe de fêtards, surpris en train d’uriner devant sa porte.
cor-mer/dsa (Source : AFP/Agence France Presse)

