
Yves Porteix, maire de Sorède et Matéo Bordez
Il y a une semaine pile-poil, Matéo Bordez, 25 ans, Sorédien, était sacré kanto-sho à Paris, lors de l’open international “Paris Sumo”. Ce week-end d’ailleurs, l’Accor Arena accueille le Tournoi de Paris de Sumo, un événement exceptionnel produit par David Rothschild et AEG presents : trois décennies après leur dernière apparition en France, dans cette même salle, où donc les légendaires sumotoris – tels que Hoshoryu et Onosato -, reviennent pour offrir des combats spectaculaires

Matéo Bordez, l’un des deux fils de Natacha Bordez, a été formé dès son plus jeune âge au judo et à l’école de rugby de l’USAPerpignan. C’est au Genbu Sumo de Perpignan (club d’arts martiaux domicilié au Parc des sports/Moulin-à -Vent) qu’il a découvert le sumo.
A Paris, le week-end dernier, il a terminé 5e de l’Open de France et a décroché un titre Kanto-Sho “de l’esprit combattif”, car il perd en quart de finale contre le champion de France (qui affiche plus de 100 kilos sur la Terraillon contre à peine 77 kg pour le Sorédien). Cela ne l’empêche pas, à Matéo Bordez, de gagner son billet pour le Championnat du monde qui se déroulera en octobre prochain à Bakou (Azerbaïdjan).
Cela fait six-sept ans qu’il vit en famille à Sorède. Lui qui a débuté chez les minimes en intégrant le centre de formation de l’USAPerpignan, après un passage au club de rugby de l’ESC, comment bifurque t’on ensuite sur les arts martiaux ? “Je suis un touche-à -tout, un joueur boulimique…”, confie-t-il sur un ton ironique. “En parallèle du rugby, j’ai pratiqué de nombreux et divers sports, comme le judo, MMA… J’ai voulu pratiquer à nouveau un sport de combat. La culture japonaise, dans ce cadre là , m’a semblé plus intéressante dans la mesure où là -bas, au Japon, il n’y a pas de catégorie de poids. Puis contrairement aux apparences et autres préjugés européen, c’est un sport très technique, qui requiert puissance et contrôle de soi et, forcément, un grand sens de l’équilibre”.
Il se souviendra pendant longtemps tout de même que du haut de ses 77 kg il a soulevé, géré, expédié en cinq secondes, dimanche dernier à Paris, la veille de son 25e anniversaire, un poids-lourd de la discipline pesant le double de sa personne ou presque : un concurrent belge de 122 kg !Â
-“J’ai gagné, certes ce fut la surprise, mais très sincèrement je le sentais bien , je n’avais pas d’inquiétude avant le combat”, raconte t’il, légendant son anecdote avec l’esprit combattif du Catalan, fier d’exhiber les deux coupes de vainqueur qui lui ont été décernées ce jour-là par la Fédération nationale, à l’issue de sa brillante participation. Et ça, il n’est pas prêt de l’oublier !
C’était en huitièmes de finale de l’Open de France. C’est en quarts de finale qu’il trébuche et se fait sortir par le Champion de France de sumo (rien que ça !), Damien Lécole (-115 kg).
Ce touche-à -tout inarrêtable, côté épreuves sportives en tout cas, a son petit coin de paradis, dans les Albères, sur le territoire de la commune de Sorède, quant il veut s’isoler, décompresser, se ressourcer… Il part à la conquête pédestre de Notre-Dame-du-Château, une chapelle et un ancien ermitage haut-perchés à plus de 500 mètres d’altitude, escaladant la nature environnante en grimpant sur les rochers. “De là -haut, la vue est magnifique, c’est magique ! Au lever ou au coucher du soleil, le spectacle est toujours merveilleux. N’insistez pas trop sur le sujet, car ce serait dommage que le site soit envahi !”, s’inquiète t’il sur le ton de la plaisanterie. “C’est toujours très calme, très reposant”.
Cette fin de semaine, Matéo Bordez a mis le cap sur Palavas-les-Flots, près de Montpellier dans l’Hérault, où il passera tout l’été dans le camping “Le Palavas” (****) ès-qualité d’animateur, son emploi saisonnier depuis qu’il est rentré dans la vie active. Puis ce sera le moment de préparer Bakou… Souhaitons lui tout le Bonheur du monde et, surtout, une kyrielle de succès !
L.M.

Passionnant et passionné le Sorédien Matéo Bordez, lorsqu’il refait le match, même devant Monsieur le maire !

