La France insoumise 66 considère l’eau comme un bien commun. Elle n’est pas surprise par le rapport de la Chambre régionale des comptes concernant la gestion de l’eau par la communauté de communes des Aspres.
La gestion déléguée à des entreprises privées constitue une grande partie du problème. Les remarques contenues dans le rapport confortent les alertes exprimées avec constance par La France Insoumise. La gestion privée de l’eau se traduit d’abord par un sous-investissement massif dans l’entretien des infrastructures et des canalisations. Il en résulte des fuites d’eau considérables, plus d’un tiers de l’eau censée être distribuée est ainsi perdue. Les profits devant rémunérer grassement les actionnaires, les tarifs facturés aux consommateurs sont particulièrement élevés. Quel que soit l’opérateur privé, quelle que soit la collectivité territoriale, la situation est identique. Le problème est donc structurel.
L’eau ne peut pas être gérée comme une marchandise ; elle ne peut pas être traitée comme une ressource abondante pour laquelle les gaspillages seraient sans effet. C’est pour cela que la France Insoumise 66 avait lors des dernières élections municipales lancé un appel pour un retour en gestion publique de l’eau, dans l’agglomération de Perpignan Méditerranée Métropole d’abord, comme dans l’ensemble du département ensuite.
C’est plus que jamais l’urgence, ici et ailleurs. On apprend avec stupéfaction que l’eau courante ne peut pas être assurée dans les Antilles dans tous les foyers au cours de la totalité de la journée. Le projet de Jean-Luc Mélenchon, en vue de l’élection présidentielle, d’écorégions organisées autour de bassins-versants permettra de prendre la question de l’eau réellement à bras-le-corps. Il sera alors possible de faire de la France une véritable République écologique. Ce sera tout bénéfice pour les Pyrénées-Orientales.
Francis Daspe, animateur La France Insoumise 66

