
A l’intérieur des remparts de Mont-Louis, tout le charme des boutiques dont, pour la plupart, les façades sont restées dans leur jus… vintage ! Même dans nos stations balnéaires roussillonnaises étouffées et assoiffées par le sur-tourisme, on ne trouve plus de cartes postales avec un tel choix « entre mer et montagne »… La nostagie n’est plus ce qu’elle était

Des commerces au charme fou, où l’accueil qui vous est réservé, personnalisé, vous plonge irrémédiablement dans une autre époque, dans d’autres temps… et ça, à Mont-Louis, ce n’est pas du temps d’avant, c’est bien ancré dans le temps présent

La commune de Mont-Louis est inscrite depuis 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec onze autres fortifications de Vauban. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Conflent, correspondant à l’ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis et Rodès. Ses habitants sont appelés les Mont-Louisiens ou Mont-Louisiennes

Kari, aux commandes du bar-resrtaurant-PMU « Le Central », à Mont-Louis . Si les instances départementales et régionales en charge du Tourisme devaient décerner une distinction à un quelconque professionnel, sûr et certain qu’elle aurait le 1er Prix dans son secteur d’activité au rayon de l’amabilité et de la sympathie ! – « Ah, si tous les commerçants d’En-Bas pouvaient nous réserver un tel accueil d’En-Haut, au moins pendant nos vacances ! » (lu sur les réseaux sociaux, signé d’une famille de touristes britanniques)


Le lavoir. Etape incontournable pour les touristes (ici une famille d’Espagnols), situé au beau milieu de l’artère principale du village intra-muros. C’est en 1850 que le remaniement de la fontaine Saint-Louis va permettre l’alimentation en eau du lavoir. Jusque là, les « bougadères » (lavandières) y lavaient leur linge dans une eau glaciale…
Mont-Louis : exposée à un climat de montagne, elle est drainée par la Têt. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique.
Mont-Louis est une commune rurale qui compte environ 170 habitants, après avoir connu un pic de population de 992 habitants… en 1886. Elle se situe à 67 km à vol d’oiseau de Perpignan et à 28 km de Prades. Les communes les plus proches sont: La Cabanasse (0,9 km), Saint-Pierre-dels-Forcats (1,5 km), La Llagonne (2,0 km), Planès (2,4 km), Sauto (2,6 km), Bolquère (3,5 km), Eyne (4,9 km), Fontpédrouse (4,9 km).
Sur le plan historique et culturel, Mont-Louis est située au carrefour de trois territoires : la Cerdagne s’ouvrant à l’ouest et au sud-ouest sur l’Espagne, le Conflent qui descend à l’est vers la Méditerranée par la vallée de la Têt et le Capcir rejoignant la France au nord par la vallée de l’Aude, ces deux dernières vallées étant séparées par le col de la Quillane, situé sur la commune limitrophe de La Llagonne. Elle bénéficie de 2 600 heures d’ensoleillement par an… C’est peut-être pour cela que, au regard de sa faible population, elle cumule un autre record : celui du nombre de points de rafraîchissement (fontaines publiques comprises dans l’inventaire des bars-restaurants, etc.).
Avec seulement trente-neuf hectares, la commune de Mont-Louis est la plus petite en superficie de l’ancienne région Languedoc-Roussillon, avalée par l’Occitanie sous le règne élyséen de François Hollande (PS). C’est également la dixième commune la moins étendue de France !
Mont-Louis est située au coeur de zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique. La commune est ainsi dénommée Mont-Louis est nommée en hommage à Louis XIV, roi de France lors de la construction de la place forte qui a débuté en 1679. Durant la période révolutionnaire française, la commune sera un temps renommée par la Convention Mont-de-la-Liberté, puis Mont-Libre, nom qu’il gardera jusqu’à la fin du Premier Empire. Auparavant, le village se nommait Ovansa. Il apparait au Xe siècle sous la forme de Villare de Ovantia, puis Ovancia et Ovança. Son étymologie est obscure. Elle pourrait provenir d’une racine d’origine ibéro-basque Ov/Obe et désignerait un lieu où on pratiquait l’élevage du bétail. Une autre hypothèse propose le patronyme latin, très répandu en France : Aventius (Aventia au féminin), qui aurait été le nom du propriétaire d’un domaine agricole. Montlluís en catalan.
L.M.

Le Régent. Premier bistro sur la gauche en entrant dans les remparts de Mont-Louis, tenu par Laurent Raufast. Le point de rencontre de l’Ovalie locale, version USAP
