(Vu sur la Toile)
« Tout ceci n’est que mensonge », le commis de cuisine d’un palace de Biarritz dément tout bizutage
(Article de Europe 1)
Rédaction de Europe 1.- La victime présumée d’un bizutage dans le restaurant d’un palace de Biarritz, dont le chef étoilé a été limogé par le groupe Hyatt, a démenti vendredi les faits rapportés dans la presse, sur lesquels la justice a ouvert une enquête. « Je tiens à démentir toutes les accusations portées à l’encontre de mon ancien chef Aurélien Largeau », a écrit sur Instagram le commis de cuisine qui aurait subi un « bizutage humiliant » selon le journal Sud Ouest.
D’après le quotidien régional, les faits se seraient déroulés le 2 décembre en cuisine. Durant plusieurs heures, le jeune commis y aurait été attaché nu à une chaise, une pomme dans la bouche et une carotte dans les fesses, devant des membres de la brigade et en présence du chef Aurélien Largeau. « Une carotte dans les fesses ? Vraiment ? Violence ? Agression ? Tout ceci n’est que mensonge », a poursuivi la victime présumée sur Instagram, évoquant « une petite blague entre amis » auprès de la radio France Bleu Pays Basque.
Le chef se dit « dévasté par les atteintes portées » à son image
Contactée par Europe 1, Me Alexandra Sabbe-Ferri évoque une situation « très préoccupante ». « Il est contre tout bizutage, contre toute humiliation dans une brigade ou ailleurs. Aujourd’hui, il a le sentiment d’avoir été accusé et condamné sans procès. C’est un tsunami qu’il a pris dans la figure », ajoute-t-elle.
Le chef limogé affirme de son côté sur Instagram « que les faits rapportés ne reflètent en rien la réalité » et se dit « dévasté par les atteintes portées » à son image et à son honneur. « Je condamne toute forme de maltraitance, bizutage ou humiliation au sein des brigades (…) et jamais je ne m’associerai à de tels comportements », ajoute-t-il.
Interrogée jeudi sur l’affaire, la direction du groupe Hyatt, qui exploite l’hôtel cinq étoiles, a répondu à l’AFP être informée d’un « incident préoccupant qui a eu lieu dans les locaux de l’hôtel et d’images ayant circulé » sur les réseaux sociaux.
–« Une investigation a été menée et les décisions adéquates ont été prises », a-t-elle ajouté. Le départ du chef de 31 ans, qui avait décroché une étoile au guide Michelin en 2022, a eu lieu le 21 décembre selon Sud Ouest. Le commis est parti quant à lui travailler dans un hôtel parisien, « de son plein gré » selon ses déclarations à France Bleu. Une enquête préliminaire pour agression sexuelle et violences a été ouverte jeudi par le parquet de Bayonne qui s’est saisi de l’affaire. Aucune plainte n’a été déposée.
