François Calvet, président du Comité départemental UMP’66, sénateur des P-O, maire de Le Soler et vice-président de l’Agglo de Perpignan (PMCA), communique :

“Si le droit à vivre ensemble pour les couples composés de personnes de même sexe doit être respecté, nombre de nos concitoyens ne comprennent pas que cette réforme de société majeure – promesse de campagne présidentielle de François Hollande – ne fasse l’objet d’aucune consultation populaire.

 

Il est important de rappeler que le mariage n’est pas seulement un contrat passé entre personnes majeures et consentantes, ni la reconnaissance d’un amour, mais qu’il est avant tout une institution, la reconnaissance d’une cellule familiale intégrant la perspective de la filiation et la succession des générations. Le mariage organise la vie d’une communauté composée de descendants et d’ascendants. C’est un élément fondamental dans la construction et dans la stabilité tant des individus de la société. C’est cette notion même de famille, telle que le code civil la consacre depuis 1804, qui risque d’être bouleversée. 

 

Sous prétexte de lutter contre une prétendue discrimination entre adultes, le Gouvernement va en créer une, bien réelle, entre les enfants, entre ceux qui auraient le droit de grandir auprès d’un père et d’une mère et ceux qui ne le pourraient pas.  Il est regrettable, qui plus est en pleine crise de repères, de glisser vers une société de l’indifférenciée.

 

En outre, le droit à l’enfant n’existe pas, ni pour les couples homosexuels, ni pour les couples hétérosexuels ; De nombreux couples qui désirent un enfant ne peuvent en concevoir et les démarches pour en adopter n’aboutissent pas toujours si il est considéré que les conditions ne sont pas optimales. L’adoption a pour vocation de donner une famille à un enfant et non l’inverse.

Et un enfant a besoin de savoir qu’il a bien une mère et un père pour se construire. C’est pourquoi, bon nombre de pédopsychiatres et psychanalystes redoutent des bouleversements lourds de conséquences pour les enfants.

 

La notion de famille ne saurait avoir vocation à être sacrifiée sur l’autel des revendications de quelques-uns, dont les problèmes de protection mutuelle peuvent être réglés par le droit actuel.

 

C’est d’ailleurs ce qu’avait indiqué le Conseil Constitutionnel dans sa décision du 16 novembre 2010 précisant que « le droit de mener une vie familiale normale n’implique pas que les couples de même sexe puissent se marier, puisque le droit de vivre en concubinage, les droits reconnus aux concubins par la jurisprudence et la possibilité de conclure un PACS leur permettent déjà de mener une vie familiale normale ».

 

Je voterai bien entendu contre ce texte, ainsi que je l’ai déjà exprimé”.