L’intervention de François Calvet (LR), sénateur des P-O, auprès de Jean-Pierre Farandou, président-directeur général de la SNCF, lors de son audition au Sénat…

 

-« Mercredi 15 décembre 2021, lors de la Commission de l’Aménagement du territoire et du Développement durable au Sénat, Jean-Pierre Farandou, président-directeur Général de la SNCF a été auditionné.

A cette occasion, j’ai souhaité l’interroger sur la LGV Montpellier-Perpignan et la ligne Perpignan-Rungis, pour savoir où en sont ces projets.

Déjà, en 1995, je défendais devant l’Assemblée nationale le tronçon binational Figueras-Perpignan, portion manquante de la ligne Madrid-Barcelone-Paris. Cette situation nous ridiculise aux yeux de l’Espagne : nous étions la porte de France et notre région est devenue une enclave. Des travaux ont été commandés pour la portion Montpellier-Béziers ; mais tous les gouvernements ont jugé ces travaux prioritaires à la veille des élections.

Aussi, je voulais connaître s’il semble envisageable d’accélérer le processus ? Si tout se passe bien, nous aurons mis cinquante ans à construire 140 kilomètres de ligne…

Par ailleurs, quelles sont les perspectives en termes de fret, notamment pour la ligne Perpignan-Rungis qui fonctionne à nouveau depuis peu ? ».

 

 

La réponse de Monsieur Farandou a été la suivante :

 

« S’agissant de la ligne Montpellier-Perpignan, le Premier ministre souhaite vivement que les choses avancent. L’enquête d’utilité publique sera lancée d’ici à la fin de l’année.

La ligne Perpignan-Rungis fonctionne bien, car le Gouvernement a créé les conditions financières pour relancer ce train qui n’est pas rentable. Nous travaillons sur la deuxième partie de ce projet, à savoir la création d’une autoroute ferroviaire entre le Roussillon et l’Île-de-France ».