(Vu sur la Toile)

 

« Le RN ne sera jamais un parti comme les autres » : Panot refuse de serrer la main de Bardella
(BFMTV)

 

La présidente des députés insoumis n’a pas serré la main ni au ministre Olivier Véran ni au patron du Rassemblement national avant un débat télévisé sur les retraites.

 

BFMTV.- Une entrée en matière qui cherche à résumer les relations entre le Rassemblement national et La France insoumise. Interrogée sur son refus de serrer la main à Jordan Bardella en entrant sur le plateau de BFMTV pour un débat sur la réforme des retraites, Mathilde Panot a assumé.

« Je considère que le RN ne sera jamais un parti comme les autres », a avancé la présidente des députés LFI.

« Vous ne serrez la main à personne »

-« Vous avez serré la main de Monsieur Véran ? », lui demande alors le patron du RN.

-« Non », répond alors l’élue insoumise.

-« Ah d’accord. Donc vous ne serrez la main à personne », rétorque Jordan Bardella.
« Non, je dis bonjour. Je vous ai dit bonjour aussi », avance alors Mathilde Panot.

« Pour rassembler une majorité de Français, ça va être très compliqué », juge ensuite le député européen RN.

 

Louis Boyard avait lui aussi refusé de serrer des mains d’élus RN

Ce n’est pas la première fois que les élus de La France Insoumise (LFI) refusent de serrer la main de représentants du RN. En juin dernier, lors de la première séance de la nouvelle Assemblée nationale, Louis Boyard, l’un des plus jeunes députés de la Nupes avait ignoré volontairement la main tendue de son collègue du RN Philippe Ballard, provoquant un torrent de réactions sur les bancs de l’extrême droite.

« Ne pas serrer la main à un élu du RN est un acte politique », avait alors expliqué son équipe à BFMTV.com ajoutant qu’il ne faut pas, en revanche, y voir un signe d’hostilité « personnelle à monsieur Ballard ».

Par ce geste très symbolique, les élus insoumis cherchent à mettre en scène leur vive opposition au RN après plusieurs pièges tendus par Marine Le Pen. L’ex-candidate à la présidentielle avait ainsi voté la première motion de censure déposée par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon à l’automne dernier.

Le mouvement de Marine Le Pen avait également souhaité défendre dans l’hémicycle en janvier plusieurs propositions de loi déjà défendues par les insoumis comme la réintégration des soignants non-vaccinés.