Toujours en attente de réintégration à la fonction de 1er vice-président de la communauté urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM) à laquelle il avait été élu par ses pairs, toujours en attente de décision(s) de justice, toujours en attente de quelque chose… Alain Ferrand (DvD), maire du Barcarès, a menacé ouvertement hier matin, lors d’un Bureau des maires de PMM, de sortir sa commune de ladite Métropole pour rejoindre une autre intercommunalité : celle de Salanque-Corbières-Méditerranée (présidée par le maire de Salses-le-Château, Jean-Jacques Lopez)… ou celle du Grand Narbonne (dans laquelle siège son ami le maire de Leucate, Michel Py) ?

 

Le clash était inévitable. L’ambiance devenant de plus en plus électrique, au fil des dossiers. Le coup de grâce lui fut donné lorsque, in fine de la réunionite, on l’empêcha de prendre part à un vote : on lui rappela que comme il n’était plus membre du Bureau, démissionné suite à ses ennuis judiciaires, et toujours en attente d’un verdict de cette même (in)Justice pour réintégrer la gouvernance, il ne pouvait pas participer au scrutin.

Alors, comme à l’accoutumée, Alain Ferrand a surjoué la victime dans une commedia dell’arte qui pourtant n’aura pas fait (Scara)mouche parmi les participants, visiblement insensibles à son sort, dans cette arène politique où le maire du Barcarès parait de plus en plus isolé.

Pourtant, sans lui, cette assemblée métro(Na)politaine où les élus ne se regardent plus qu’en chiens de faïence, où la méfiance est de mise, où l’on ne cesse – en coulisses, certes – de redistribuer et de réadapter les rôles des membres de la famille Volfoni pour tenter de rewriter le testament du Mexicain, sans Alain Ferrand cet hémicycle ne serait qu’une sorte de coquille vide, une mer sans vagues, un bateau sans voile… un ciel sans (piste aux) étoiles.

Mais notre constat « à l’amiable » ne serait ni juste ni exact si nous ne reconnaissions pas à Robert Vila, le président de PMM, par ailleurs maire de Saint-Estève et conseiller départemental, la rondeur sympathique de son action envers son 1er vice-président-mis-entre-parenthèses et maire du Barcarès, auquel il laisse prendre la parole, affirmer ses convictions lors d’interventions, commenter certains dossiers dans l’ordre du jour, alors qu’à la lecture du règlement intérieur qui régit le fonctionnement de PMM, et tant que la décision de justice n’est pas tombée : Alain Ferrand n’est qu’un (simple) membre du public. Et comme lors de séances de conseils communautaires, municipaux, etc., il n’a pas à intervenir.

Après être loyalement monté sur ses grands chevaux – au fait, pour son traditionnel Village de Noël, le maire du Barcarès recherche des chevaux blancs… alors, avant qu’ils ne se fassent à nouveau des cheveux blancs ! – Alain Ferrand s’en est allé au galop, rejoindre son cheval de bataille : sa commune. Là, au moins, il sait qu’il a misé sur le bon cheval, tant Barcarésiennes et Barcarésiens lui sont fidèles et reconnaissants (du moins à chaque rendez-vous électoral).

 

L.M.