Malgré la tempête Nils, qui a contraint à décaler la date au dernier moment, la salle des Libertés affichait complet pour la première réunion publique de Bruno Nougayrède dans le cadre des municipales à Perpignan. Un signal fort de l’intérêt suscité par la démarche et par l’alternative qu’il entend proposer aux Perpignanais.

 

 

Dans la salle, de nombreuses figures connues du centre-ville, issues de sensibilités diverses avaient fait le déplacement. On notait également la présence de Rémi Génis, ancien adjoint à la propreté du maire actuel, ainsi que d’anciens colistiers et militants engagés dans la campagne d’Aliot en 2020. Beaucoup se disent aujourd’hui déçus par le bilan du maire sortant en centre-ville.

 

Un discours centré sur les priorités des habitants

 

Pendant une heure trente, Bruno Nougayrède a déroulé une vision structurée et ambitieuse pour Perpignan, articulée autour des grandes préoccupations des habitants :
sécurité, emploi, propreté, mobilités, aménagement urbain, gestion municipale, santé, identité catalane et patrimoine, soutien à la vie associative. Puis a répondu aux nombreuses questions.

Il a annoncé près de 250 mesures programmatiques, qui seront présentées dans leur intégralité la semaine prochaine, affirmant sa volonté d’entrer dans le détail des propositions et de bâtir un projet à la fois concret et surtout réaliste.

A plusieurs reprises, il a insisté sur sa méthode : en tant que chef d’entreprise, il dit avoir appris à chercher des solutions plutôt que des excuses. « On trouve toujours un chemin pour faire », a-t-il martelé, affirmant qu’il refuse de renvoyer systématiquement à l’inaction supposée des autres collectivités. Pour lui, la ville doit prendre toute sa part de responsabilité, agir avec détermination et construire des partenariats efficaces lorsque cela est nécessaire — mais sans se défausser.

 

Le centre-ville au cœur du projet

 

“Les grands projets pour le centre-ville ont particulièrement retenu l’attention, selon un colistier. Bruno Nougayrède a été très applaudi lorsqu’il a réaffirmé son opposition à l’aménagement des berges de la Basse tel qu’envisagé aujourd’hui, estimant que les priorités de la ville se situent ailleurs et que les finances municipales doivent être mobilisées avec discernement”.

Il a également présenté “un projet d’envergure autour du Castillet, symbole de l’identité perpignanaise, ainsi qu’une refonte ambitieuse des allées Maillol pour redonner attractivité et cohérence à cet axe majeur”.

Autre proposition fortement saluée : “la création d’un grand parc patrimonial urbain reliant les jardins de la Miranda au Campo Santo. Un projet structurant, pensé comme un poumon vert au cÅ“ur de la ville, conciliant valorisation du patrimoine, qualité de vie et attractivité touristique”.