*Danilo Pilon, ex-adjoint de la Ville d’Argelès-sur-Mer
Quasiment inconnu car absent du monde associatif et politique, le maire actuel, Antoine Parra, est apparu (sur la pointe des pieds) en 2012 sur le porte-bagage de Pierre Aylagas. Elu sur la liste de “Pierrot” en 2014, celui-ci le fait élire maire en 2016, avec l’accord des élus du Groupe majoritaire de l’époque (depuis il s’en mord les doigts tout les jours). Les élus de droite s’y opposèrent.
Je dois dire qu’entre 2012 et 2016, Antoine Parra fût relativement discret, mais déjà un peu girouette capable de dire blanc à l’un et dix minutes plus tard noir à l’autre.
En 2018, lors d’une réunion du Groupe, arrivant en retard et la mine défaite, il nous annonce que le tribunal venait de le condamner à détruire sa maison… pour quelqu’un qui clame être le champion des lois de l’urbanisme, apparemment pour ce qui le concerne il a eu un (grand) trou de mémoire. A compter de ce jour, le Groupe s’est fracturé et pour avoir une nouvelle majorité, lui l’homme aux “valeurs” s’assurera du soutien des élus de droite, les mêmes qui votaient contre toutes ses propositions auparavant : il suprima les délégations aux élus(e) s’opposant à lui, comme il le fit à la communauté de communes Albères – Côte Vermeille – Illibéris (CC-ACVI), puis à Julie Sanz (avec lui pas de discussion il coupe les têtes).
En 2020, en pleine période de COVID, il est élu, avec peu d’électeurs.
Commence alors la période de transformation d’Argelès-la-Naturelle en Sarcelles-sur-mer, une urbanisation anarchisme qui ne profitera pas aux Argelesiens aux revenus modestes ne pouvant pas se loger, mais période de choux gras pour les promoteurs. Antoine Parra s’efforce d’effacer, de gommer, de faire oublier le travail de ses prédécesseurs, Jean Carrère et Pierre Aylagas, lesquels ont façonné et fait grandir la notoriété et le bon vivre ensemble à Argelès. Il est le seul maire que j’ai connu dire très souvent “je suis le maire” sous entendu JE décide et vous appliquez. Il est comme ça : il a toujours confondu le rôle d’un maire et le pouvoir personnel, écouter et faire en sorte de rendre la vie plus facile et agréable à ses administrés, en prenant des décisions qui conviennent à l’immense majorité des gens, prendre les choix collectivement.
Être humble et près de la population, voilà ce qu’est le rôle du maire. Vouloir être le plus beau et le plus intelligent amène souvent des responsables au bord du dictatorial.
Aujourd’hui, il s’étonne d’être rejeté par les 2/3 des électeurs. Plus que sa liste liste et ses propositions, c’est son comportement avec des choix contraires au désir des gens qui l’ont mis en difficulté, en ballatage défavorable le soir du 1er tour. Pour l’avoir côtoyé, je ne suis pas surpris qu’il n’a toujours pas compris le rejet électoral dont il fait l’objet. Sa cuisante défaite annoncée du 22 mars me réjouit, je l’avoue. Que ceux qui vont vous remplacer, Monsieur le maire sortant sur la sortie, puissent en tirer les enseignements : vos dix ans passés à la tête de la Municipalité d’Argelès-sur-Mer ne seront pas un souvenir impérissable…
Modestement, j’appelle à voter massivement pour Julie Sanz et sa liste. Plus l’ampleur du score sera grand, plus vite notre ville retrouvera son bien vivre ensemble !
Danilo Pilon, ex-adjoint au maire d’Argelès-sur-Mer

