
Il y a des décisions qui ne font pas de bruit, mais qui changent tout. Dans les Albères, des vaches ont été abattues. Pas par choix. Pas par négligence. Mais parce que la réglementation l’impose, face à la contagion de l’IBR. Plus de la moitié du troupeau a ainsi été sacrifiée. Et pendant ce temps-là , le silence
Des mois à parler d’autres maladies, des mois à alerter ailleurs, mais ici, rien. Ou presque. Ce qui, pour certains, n’est qu’un protocole sanitaire, est en réalité une fracture profonde. Car un troupeau, ce n’est pas un chiffre. Ce n’est pas une ligne dans un bilan. C’est un patient travail d’années. Une connaissance fine du territoire. Un lien vivant entre l’homme, l’animal et la montagne.
Ces vaches ne sont pas interchangeables. Elles savent où aller. Elles entretiennent les pentes. Elles maintiennent les paysages ouverts.
Elles ralentissent, sans bruit, la progression du feu.
Mais cela, aucune norme ne le compense vraiment. On ne reconstitue pas un troupeau en un instant. On ne remplace pas des années d’adaptation par une décision administrative. Le temps du vivant n’est pas celui des dossiers.
Aujourd’hui, c’est tout un équilibre qui vacille. Moins de bêtes, c’est plus de broussailles. Plus de broussailles, c’est plus de feu. Et demain, ce sont d’autres moyens qu’il faudra mobiliser. Plus lourds. Plus coûteux. Plus tardifs aussi.
Alors soutenir aujourd’hui, ce n’est pas un geste symbolique. C’est refuser l’effacement silencieux d’un pastoralisme vivant. C’est défendre une montagne entretenue, habitée, protégée. C’est préserver ce que nous laisserons derrière nous. Pour que les générations futures
héritent encore de paysages vivants, et non de cendres.
4 300 € récoltés sur 5 000 €

(Créée par Hubert Levaufre pour le Groupement Pastoral des Albères)
Depuis des siècles, les troupeaux entretiennent le massif des Albères et façonnent les paysages que nous aimons. Aujourd’hui, ce patrimoine vivant est en grand danger. Sans aide rapide, le troupeau pourrait disparaître, avec des conséquences graves pour le massif. Cette cagnotte vise à assurer une trésorerie d’urgence, éviter la liquidation du troupeau et permettre de construire des solutions durables. Chaque don est un geste concret pour protéger le pastoralisme des Albères et préserver des risques d’incendies.
Créée le 21 janvier 2026 cette cagnotte va s’arrêter au 31 mars.Â
Un don, c’est un acte d’amour pour les Albères.

