Les élections de 2026 sont municipales ET intercommunales. Après les premier et second tour des 15 et 22 mars derniers, c’est désormais aux 3e tour de se tenir dans l’ensemble des 1 252 intercommunalités du pays. Les communautés de communes, agglomérations et métropoles ont jusqu’au 24 avril pour réunir leur conseil d’installation et procéder à l’élection de leurs présidentes et présidents et de leur exécutif. Intercommunalités de France poursuit sa campagne d’information grand public sur ce volet essentiel des élections municipales et intercommunales. L’association met également en place une grande campagne d’accompagnement de ses adhérents pour préparer l’installation des exécutifs et permettre aux futurs présidents de s’approprier ce nouveau mandat.
Porteuses de politiques publiques et de compétences du quotidien pour nos concitoyens et qui ont été au cœur des campagnes électorales (mobilité, développement économique, transition écologique, cohésion sociale), les intercommunalités sont néanmoins encore insuffisamment visibles pour les Français. Ceux-ci ont pourtant voté à la fois pour leurs conseillers municipaux, mais également pour leurs conseillers intercommunaux les 15 et 22 mars derniers.
La période de vote qui s’ouvre et qui se tient jusqu’au 24 avril est forte d’enjeux politiques au niveau local. Intercommunalités de France poursuivra son travail d’analyse et de mise en valeur des élections des présidentes et présidents d’intercommunalité dans les semaines à venir. D’ores et déjà , les résultats du second tour montrent :
- Une féminisation des conseils municipaux (48 % de femmes) mais pas des maires (23 %) ;
- Moins de maires sortants candidats (63 %) mais une prime au sortant qui continue à fonctionner (9 maires sortants candidats sur 10 réélus) ;
- 87 % des présidents sortants candidats aux municipales ont été réélus conseillers municipaux dans leur territoire ;
- 29 % des maires des communes les plus peuplées par intercommunalité sont élus sur une liste de droite ou de centre-droit, 17 % de gauche, 12 % du centre. 22 intercommunalités voient leur commune-centre dirigée par l’extrême-droite.
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