(Communiqué)
L’association Les Harkis et la République communique :
Perpignan, le 7 avril 2026 – “L’association Les Harkis et la République tient à exprimer sa vive indignation suite à la déclaration récente de Monsieur Kléber Mesquida, président du Conseil départemental de l’Hérault, dans laquelle il affirme : « Je ne suis ni un paillasson, ni un supplétif ».
L’usage du terme “supplétif” dans ce contexte est inacceptable. Il stigmatise les Harkis et citoyens français anciens combattants, les traitant implicitement comme des citoyens de seconde zone et des “moins que rien”. Ce qualificatif, historiquement chargé, rappelle l’abandon et la stigmatisation subis par cette population après la guerre d’Algérie.
Après les insultes du député LFI Mohamed Lahmar, la relève arrive : c’est désormais au tour du Président du Conseil départemental de l’Hérault de porter atteinte à la dignité des Harkis.
Notre association rappelle que l’emploi public d’un terme discriminatoire, surtout par un élu et représentant d’institutions publiques, porte atteinte à la mémoire et à la dignité de ces citoyens qui ont combattu pour la France et dont le sacrifice mérite respect et reconnaissance.
Nous affirmons avec force que nous ne laisserons personne nous insulter, car insulter un Harki, c’est insulter la République elle-même.
Les Harkis et la République demande instamment à Monsieur Mesquida de rectifier publiquement sa déclaration, en reconnaissant la portée blessante de ce terme et en affirmant le respect dû aux Harkis et anciens combattants.
Notre association réaffirme son engagement à protéger la mémoire, la dignité et les droits des Harkis et citoyens français anciens combattants, et à dénoncer tout langage ou acte discriminatoire qui pourrait les dénigrer ou les marginaliser”.
Nasser Nouali
Président de l’association Les Harkis et la République

