Souvenez-vous : en débarquant sous le soleil du Roussillon, il y a une poignée d’années, Frédéric Monteil, ancien collaborateur de François Hollande pendant une “belle” décennie, directeur de cabinet de la présidente du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, se faisait fort d’être un rempart au maire Rassemblement national de Perpignan, Louis Aliot, et surtout de réduire l’influence du parti de Marine Le Pen dans les P-O. Depuis son arrivée, depuis, c’est tout l’effet inverse qui s’est produit
A l’évidence, Frédéric Monteil, la quarantaine bondissante, relève, dans la mise-en-scène de ses ambitions politiques sur l’échiquier départemental, davantage de Popeck que de Gérard Majax…
Il était annoncé – et c’était d’ailleurs annoncé ainsi, par lui-même, qui revendiquait le scénario – pour faire barrage au RN, pour faire obstacle à Louis Aliot élu maire de Perpignan en 2020, puis élu conseiller département et, hier encore et encore, élu puissant président de la communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM).
Nous rappellerons, au passage, que Louis Aliot a bien été élu, par les représentants élus du peuple et, contrairement à certains raccourcis médiatiques influencés (pour ne pas dire “dictés”) par une certaine gauche : “Qu’il n’a pas pris la présidence de l’Agglo”… Car les mots ont un sens. Louis Aliot ne s’est pas imposé par la force, il n’a “pas pris” le pouvoir comme les révolutionnaires ont “pris la Bastille”, mais il a été élu, tout simplement et très confortablement ; par exemple dès le 1er tour des Municipales le 15 mars dernier, ce malgré la présence de six listes en compétition… et en dépit la participation avec tambours et trompettes d’un certain Frédéric Monteil sur l’une de ses listes (Agnès Langevine et Cie).
La Gauche, cette Gauche incarnée par Frédéric Monteil, est en voie de disparition, localement s’entend. Visiblement, à gauche, personne ne s’en plaint, puisqu’il n’y a même pas d’Avis de recherche de lancé. Etonnant, non ?
Juste Edith Pugnet (PCF), la maire de Cabestany, s’inquiète ce matin dans la propagande locale : “Je suis en total désaccord avec Louis Aliot. Deux tiers des communes ne sont pas représentés aux postes de vice-présidents. C’est un scandale (…)”. C’est bien connu : il est aisé de (dé)faire dire aux chiffres n’importe quoi, en tout cas ici en l’occurrence ce que l’on veut.
Car grâce au casting déroulé hier à l’Hôtel de l’Agglo à Perpignan, par Louis Aliot, pour l’élection du président puis de la gouvernance de PMM, les deux tiers, voire davantage, du peuple de la Métropole sont bel et bien représentés : Perpignan, Canet-en-Roussillon, Le Barcarès, Pollestres, mais également, Saint-Estève, Baixas, Toulouges, Rivesaltes, Villeneuve-de-la-Raho… et
On aimerait bien, en tant que simples citoyens, qu’il en soit de même à l’Hôtel du Département66, où règnent en maitres absolus le PS et le PCF. Sur les dix vice-présidences, pas un seul conseiller départemental hors PS et hors PCF . “Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais”, à méditer…
L.M.

